Mannix fût à l'origine de la grande mode des séries à détectives privés qui allaient envahir le petit écran durant les années 70. Là où ses prédécesseurs (Peter Gunn, Johnny Staccato, ...) officiaient amateurs, Joe Mannix vivait de cette profession, et se revendiquait un professionnel du métier.
Les créateurs de la série, William Link et Richard Levinson (également créateurs de séries comme Columbo ou Arabesque) désiraient, en lançant ce show, mettre en scène un détective privé qui serait "Humphrey Bogart chez MCA".
C'est Bruce Geller (Mission Impossible) qui fût chargé de mettre la série sur les rails. Il lança ainsi le concept d'Interect, pour lequel travail Joe Mannix, qui reçoit des missions par le biais d'un super ordinateur alors qu'il ne semble guère passionné par le progrès. Toutefois, cette trame, et le concept général de la série, se verront modifié à l'aube de la seconde saison. Mannix deviendra ainsi (et pour tout le reste de la série) un ex flic qui fonde sa propre agence, et qui embauche une secrétaire, veuve de son partenaire assassiné. Une grande particularité de la série, d'ailleurs, pour l'époque, que cette secrétaire du héros qui était de couleur. L'actrice Gail Fisher fût d'ailleurs gratifiée d'un Emmy Award pour ce rôle.
Mention spéciale également pour le générique, en forme de kaleidoscope, qui - au même titre que la mélodie composée par Lalo Schifrin - reste gravé dans toutes les mémoires: un enchaînement de scènes d'actions montrées sous divers angles, qui servaient à composer chaque lettre du titre de la série.