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Anecdotes pour Starman : Résumé, Photos, Anecdotes, Lieux de Tournage

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Starman - Anecdotes

Starman ne mise pas sur les effets spéciaux. Plutôt rares, ceux-ci sont toujours subordonnés à l’histoire et non l’inverse, comme c’était d’ailleurs déjà le cas dans le film. « On ne peut pas rivaliser avec les films de cinéma, ni même avec les gens de télé qui utilisent [les effets spéciaux] », déclarait le producteur James Hirsch. « On ne veut pas essayer de le faire. » Dès le début en effet l’idée des producteurs est clairement de faire de la série une formule centrée sur les personnages, où la nature extraterrestre du protagoniste ne sera, somme toute, qu’un élément parmi d’autres. Le souvenir du Fugitif est présent à leur esprit aussi bien que d’autres séries inspirées du même schéma, comme L’Incroyable Hulk. L’image du Starman et de son fils sur les routes, à la fin de l’épisode pilote et de plusieurs autres par la suite, évoque d’ailleurs immédiatement dans l’esprit de n’importe quel téléphile celle de David Banner reprenant chaque semaine sa longue errance à travers le pays, le sac en bandoulière et le pouce levé. Quelques années plus tard, la même image conclura l’épisode pilote d’un autre road movie réussi, L’Homme de Nulle Part, qui revendiquera plus ouvertement que les autres, peut-être, une parenté avec l’un des classiques du « maître » Hitchcock, La Mort aux Trousses.
L’odyssée de Starman et de son fils n’a cependant pas le ton tragique, oppressant, de celles d’un Kimble ou d’un Banner. Certes, ils doivent fuir pour ne pas tomber entre les mains de l’agent Fox, qui s’empresserait de les confier à une horde de savants malintentionnés avec mission de mettre à nu les secrets de l’« être venu d’ailleurs » (on reconnaît là une intrigue à la Charlie, de Stephen King, également au centre de E.T.). Mais ici, six bonnes années avant le grand débarquement de l’autre Fox (Mulder, encore un Martien...), point de silhouettes menaçantes vêtues de combinaisons à la Strange World, ni de grand complot gouvernemental orchestré par d’inquiétants Hommes en Noir. L’agent George Fox, comme son illustre successeur, est considéré par ses pairs comme une sorte d’illuminé monomaniaque, obsédé par la capture d’un prétendu extraterrestre (le journaliste McGee, dans Hulk, avait le même problème), mais autant le phénomène qu’il traque inlassablement est parfaitement inoffensif autant lui-même est tout sauf réellement dangereux.

Loin donc d’être une « simple » série de science-fiction, Starman est avant tout un programme familial, l’une de ces histoires humanistes comme les Américains savent si bien en raconter, de La Petite Maison dans la Prairie à la famille turbulente de Huit ça suffit. La différence, c’est que cette série-là ne parle pas d’une famille unie mais, selon les mots de C.B. Barnes, « plutôt d’une relation. Elle parle de liens affectifs, de la construction d’un pont » entre un « homme » et son fils, ce qui la met d’emblée à la portée d’un large public.
On ne peut que s’étonner, du coup, que la série n’ait pas eu le succès escompté, mais la curieuse stratégie de programmation d’ABC n’y est certainement pas étrangère : la chaîne, en effet, programma la série le vendredi soir, face à des géants comme Falcon Crest et La Loi de Los Angeles, puis la déplaça au samedi, l’opposant tour à tour à Dallas, Deux Flics à Miami ou le sacrosaint Cosby Show. De quoi couler plus d’une série, quelles que soient par ailleurs ses qualités ! « C’était ridicule », déclarait C.B. Barnes. « De plus, nous avons été annulés plusieurs fois. Personne ne savait jamais quand diable on pouvait nous voir ! » James Hirsch, en apprenant que la série serait opposée d’entrée aux grosses pointures du vendredi soir, se dit qu’il vaudrait peut-être mieux changer le titre de la série en « Le créneau de la mort » et ne put que s’étonner qu’ABC diffuse un programme résolument familial comme Starman, conçu comme un produit léger et distrayant, un soir traditionnellement occupé par les soap operas luxueux. L’un des épisodes, d’ailleurs, se fera l’écho de cette co frontation en faisant dire à un personnage qu’elle connaît tout des héros de soap operas : « Krystle, J.R. », etc. (Il s’agit de l’aveugle Julie dans l’épisode « Appearances »)
Hirsch, cependant, va chercher plus loin encore les causes de l’échec de la série, échec finalement tout relatif puisque Starman fit un meilleur score le vendredi soir que bien d’autres programmes d’ABC dans la même case horaire. Le problème, selon le producteur, a commencé avec la présentation de la série à la presse. En l’absence d’un seul épisode achevé - et pour cause, puisqu’aucun scénario n’était encore bouclé lorsqu’ABC décida de présenter le programme à la presse -, ABC montra aux critiques une cassette d’une trentaine de minutes établissant les bases du programme. D’une qualité déplorable, filmée en video et montée dans la précipitation avec des musiques diverses (notamment du Jean-Michel Jarre), cette cassette est une suite de situations mettant l’accent sur le spectaculaire bon marché à travers des effets pyrotechniques plutôt cheap. Michael Douglas assure lui-même la promotion de son produit, jouant le rôle de cicerone, mais on peut comprendre que beaucoup de journalistes n’aient guère été convaincus par ce montage maladroit que Hirsch qualifiera lui-même de « film d’amateur ». D’après Robert Hays, qui incarnait Starman, cette cassette n’était pas destinée à la presse mais aux responsables de la chaîne et n’aurait jamais dû être montrée aux journalistes. Quoi qu’il en soit, elle le fut et un journaliste put écrire, avant même la diffusion de la série : « Starman prouvera que la science-fiction ne peut pas marcher à la télévision ».
Comme si cela ne suffisait pas, ABC encouragea presque la désaffection du public en « oubliant » de promouvoir convenablement sa série. Même le double épisode commandé par la chaîne, où les héros devaient retrouver enfin Jenny Hayden, l’objet même de leur quête, passa presque inaperçu, souffrant en premier lieu de la diffusion cérémonielle des Oscars et, aussi, du déplacement de la série au samedi quelques semaines plus tôt. L’audience continua de baisser et la chaîne se désintéressa de la série, de même d’ailleurs que la Columbia, qui la produisait.

A noter que seuls les 10 premiers épisodes ont été diffusés en france !

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