2024 : une année difficile pour la télévision

Le paysage des services de streaming en pleine mutation
Les chiffres racontent l’histoire, même s’ils ne sont pas précis. Environ 130 spectacles de moins que l’année précédente, c’est ce que Netflix aurait diffusé l’année dernière par rapport à 2022. Plusieurs centaines de personnes, c’est le nombre estimé de personnes que Amazon prévoit de licencier dans les divisions Prime Video et MGM Studios de l’entreprise. On estime que le nombre de spectacles scénarisés que les services de streaming prévoient de diffuser cette année sera d’environ 400, en baisse par rapport à un pic de 599 en 2022.
La dure réalité des guerres du streaming
Les guerres du streaming tant acclamées ne sont plus que des escarmouches maintenant, et les gagnants sont peu nombreux. Cette année s’annonce comme étant “très ennuyeuse” pour les téléspectateurs, comme l’a souligné Bloomberg Businessweek plus tôt cette semaine. Le streaming était censé être la réponse à la baisse des abonnements au câble et à une industrie cinématographique peinant toujours à retrouver son niveau d’avant la pandémie, mais le secteur continue de perdre de l’argent.
Même si les syndicats ont obtenu de grandes victoires lors des grèves à Hollywood, les scénaristes et les acteurs sont retournés à une industrie qui devrait offrir moins d’emplois. Les coupes massives dans l’offre de Prime Video d’Amazon ont été annoncées le lendemain de ce rapport de Bloomberg Businessweek, soulignant ainsi les difficultés croissantes du secteur.
Une accalmie attendue mais non définitive
Des signes de difficultés ont commencé à émerger en 2022, lorsque Netflix a commencé à perdre des abonnés. L’entreprise a mis en place des mesures strictes contre le partage de mots de passe et a lancé des formules avec publicités pour redresser la barre, mais elle doit toujours faire face à une concurrence féroce de la part de nouveaux services tels que Max, Apple TV+, Disney+ et Prime Video.
Ce mouvement était inévitable. Une fois que Netflix a perturbé la manière dont les gens regardent des films et des séries TV, tout était en marche. Les grands studios hollywoodiens, qui avaient engrangé des bénéfices en licenciant leur contenu aux diffuseurs en streaming, ont décidé de proposer leurs propres services. La coupe du cordon est devenue la norme, et les gens ont commencé à se passer du câble. À mesure que de nouveaux services émergeaient et fusionnaient (bonjour Warner Bros. Discovery!), la course à la domination pour devenir l’un des trois grands acteurs incontournables était lancée.
Les conséquences des grèves hollywoodiennes sur l’industrie
Suite aux grèves hollywoodiennes, la situation s’annonce difficile. Netflix affirme que les grèves n’ont pas eu un impact majeur sur sa programmation, mais selon What’s on Netflix, l’entreprise a diffusé environ 25 % de séries en moins au second semestre de l’année dernière. Les répercussions des grèves se feront sentir, et Apple TV+ semble être le plus touché, car, selon les observateurs de l’industrie chez Parrott Analytics, il repose davantage sur du contenu original que sur la licence de séries déjà populaires.
Source : www.wired.com
