“Ahsoka” : une série Star Wars Disney+ à ne pas oublier !

Accrochez-vous, mes amis ! Ahsoka, la dernière série Star Wars de Disney+, s’est terminée avec un nouveau Grand Méchant pour la franchise qui s’envole finalement vers l’hyperespace, prêt à être oublié alors que Loki prend le relais pour les prochaines semaines. C’est une fin malheureuse pour une série moyenne, avec le rythme lent d’Ahsoka et son manque chronique de cœur qui la destinent à être reléguée à la liste des émissions de Disney+ qui sont passées inaperçues – un destin auquel toutes les séries Star Wars en live-action pourraient être condamnées.
Un potentiel manqué
En tant que mise en place, Ahsoka aurait pu bien fonctionner en tant que film ou même en tant que mini-série. Un petit voyage rapide et tranchant pour introduire une nouvelle menace – notablement pas un geek avec un sabre laser – aurait pu rompre avec la lassitude des émissions de Disney+. Au lieu de cela, Ahsoka s’est étiré sur huit épisodes de longueur variable (je supplie Disney de choisir une durée d’épisode et de s’y tenir) pour devenir une progression lente et prétentieuse qui finit par atterrir presque là où elle a commencé.
Développement des personnages
La façon dont les personnages d’Ahsoka sont présentés est révélatrice de la gestion de Dave Filoni de Star Wars en live-action. On a l’impression de ne pas regarder de vraies personnes, mais plutôt Filoni jouant avec ses figurines Boba Fett devant le Stagecraft (ce gigantesque écran LED qui donne cette impression de profondeur). Cela se manifeste particulièrement dans le traitement de l’intrigue principale, le voyage intergalactique de Sabine Wren – littéralement Boba Fett avec un sabre laser. Au fil de la saison, elle se déplace vers une autre galaxie, survit à sa rencontre avec Thrawn, affronte quelques bandits, et se retrouve finalement avec Ezra Bridger – la raison principale de ce road trip céleste – pour que les deux se regardent juste comme des jouets perchés précairement sur une table. Ces moments qui devraient être chargés d’émotion sont vidés de leur vie dans Ahsoka.
Quelques moments positifs
Malgré ces interactions froides, il y a des choses à apprécier dans Ahsoka. Les deux derniers épisodes ont relevé le niveau, augmentant l’action alors qu’ils se débarrassent enfin de Thrawn. Cependant, ce n’est pas suffisant pour sauver la série de l’oubli. Certains personnages sont néanmoins intéressants, comme Baylon Skoll et sa disciple Shin Hati qui forment un duo captivant lorsqu’ils sont à l’écran. Ray Stevenson, qui incarne Skoll, parvient à briser l’interdiction de Filoni de montrer des émotions et offre une performance charismatique. Mais c’est d’autant plus dommage que Skoll et Hati soient pratiquement absents du final, laissant l’arc de Skoll ouvert et privant Stevenson de la possibilité de le conclure.
Manque de nouveauté
Même dans ses meilleurs moments, Ahsoka refuse de nous apporter quelque chose de nouveau. Les personnages montent des créatures ressemblant à des chiens-rats, côtoient de petites tortues qui font des bruits amusants et se battent sans raison contre des samouraïs de l’espace (cette série est très influencée par le Japon ; Thrawn appelle même Ahsoka une ronin). C’est un Star Wars greatest hits sans les meilleures chansons. Les effets spéciaux sont impressionnants et il y a des scènes d’action, mais il manque de cœur. Les sabres laser ne font même plus le bruit caractéristique.
Conclusion
Au final, Ahsoka est sous-développée, et masquer son manque de substance avec des références ne fonctionne pas. Alors qu’Ahsoka se traîne – de manière affreusement lente – vers le début de Loki, elle est destinée à être oubliée comme une simple roue de l’incessant roulement de Disney qui diminue au fil du temps.
Source : www.thedailybeast.com
