Alexander le Grand était-il gay? Les réflexions de la série ‘Making Of A God’ sur Netflix

Alexander le Grand était-il gay? Les réflexions de la série ‘Making Of A God’ sur Netflix

Des bonnes productions historiques actuelles ?

Nos jours, les réalisateurs ont encore parfois la possibilité de créer des épopées historiques coûteuses, filmées soigneusement, mais Netflix a trouvé un moyen plus rentable de raconter ces histoires sans désavantager la qualité du résultat final. Un nouvel exemple est « Alexandre : La Conquête d’un Dieu ». Cette série ressemble à une épopée historique, mais sous la forme d’une docu-série.

Le principe des docu-séries confortables

Ces docu-séries sont conçues pour être consolantes, parfaites pour des séances de visionnage en toile de fond, à l’heure du coucher, à regarder avec votre téléphone à la main, ou même pour une attention totale.

Ils sont divisés en segments de 40 minutes, rappelant les programmes câblés. Ils sont idéaux pour regarder, en arrière-plan ou juste avant de se coucher pour s’endormir.

Une production historique plus équilibrée

Contrairement à la série Netflix, les épopées historiques hollywoodiennes semblent moins équilibrées. Par exemple, le film d’Oliver Stone sur Alexandre le Grand n’est pas particulièrement bon, mais il force une prise de décision d’un point de vue de réalisateur, ce que ces séries Netflix semblent éviter.

Un point intéressant abordé par la série documentaire est la sexualité d’Alexandre. Ce sujet est abordé de manière plutôt ambigüe dans la docuserie. Un épisode commence par des historiens qui débattent des relations dans la Grèce antique, suivie par une scène sexy et tendre entre Alexandre et son ami proche Héphaistion, laissant entendre que les deux étaient amants. De nos jours, il est surprenant qu’un baiser entre deux hommes soit relayé de manière aussi détendue dans une série grand public.

Le problème avec un manque de perspective artistique

La série semble manquer de perspective artistique. Par exemple, les reconstitutions historiques sont de qualité, mais elles manquent de la profondeur d’une représentation artistique engagée.

De plus, le style adopté par cette série commence peut-être aussi à influencer les films de fiction. Par exemple, le film récent d’Ava DuVernay, « Origins », explore la rédaction du best-seller « Caste » en fusionnant la vie de l’auteure, et des histoires de préjugés et d’injustice qu’elle rencontre lors de la rédaction de son livre.

Divertissement éducatif ?

La série n’a peut-être pas l’ambition d’être une œuvre d’art. Elle vise plutôt à proposer une expérience éducative divertissante, mais il y a néanmoins un manque qui fait regretter momentanément, l’engagement artistique d’un Oliver Stone.

Source : decider.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.