Apple TV+ : le drame spatial qui captive

Apple TV+ : le drame spatial qui captive

La série “Constellation”

Apple TV+ réinvente le genre spatial avec “Constellation”, une série de science-fiction qui a récemment fait parler d’elle. Les amateurs de ce genre étaient enthousiastes à l’idée de découvrir cette nouvelle série. Cependant, en essayant de mêler un drame spatial à une série, la tâche n’était pas garantie.

“Constellation” met en avant Noomi Rapace dans le rôle de Jo Ericsson, une astronaute qui survit à une collision mortelle à la Station Spatiale Internationale – pour ensuite faire face à des visions perturbantes une fois de retour sur Terre. On aurait pu s’attendre à suivre les mystères de l’expérience de Jo en orbite, mais le créateur et unique scénariste Peter Harness étire ces questions sur huit heures. Malheureusement, cela tue l’élan de la série et dilue trop les éléments intéressants.

Les deux premières heures de “Constellation” sont un hommage à “Gravity”, le film réussi d’Alfonso Cuarón, qui lui ne durait que 90 minutes. Lorsqu’un objet non identifié frappe la Station Spatiale Internationale, les dégâts qui s’en suivent tuent le coéquipier américain de Jo, Paul Lancaster. Après avoir envoyé les autres survivants, Jo navigue manuellement une capsule de sauvetage pour réintégrer la Terre, une tâche pénible comparée à l’isolement émotionnel entre Jo, son mari Magnus et leur fille Alice. Quant à l’ouverture de la série, elle consiste en une anticipation de l’agitation de Jo, qui conduit Alice à un chalet familial dans le nord de la Suède. Ce choix narratif est-il efficace ou non ? Ce qui est sûr, c’est que ces avances dans le futur sèment plus la confusion qu’ils n’apportent de l’intrigue.

Des Plots Mélangeant Réalité et Fantaisie

Lorsque Jo s’adapte à la vie près du quartier général de l’Agence Spatiale Européenne à Cologne, en Allemagne, elle réalise rapidement que quelque chose ne va pas. Est-ce le monde autour d’elle ou son esprit instable ? C’est la question à laquelle elle est confrontée. Son brouillage de mémoire et ses hallucinations déconcertent les personnes de son entourage, qui en viennent à douter de sa santé mentale. Cependant, les aficionados de séries et de fiction apprécient constater la descente fracassante de Jo. Toutefois, l’aspect novateur et accrocheur de la série est ralenti par des avances futuristes plus propices à la confusion qu’à la clarification des intrigues changeantes. Les scénaristes auraient peut-être dû laisser des réponses aux questions suspendues plus longtemps.

Lorsque nous réalisons ce que le personnage principal traverse et sait, et que l’intrigue refuse toujours de nous impliquer dans une réponse claire, la série manque un peu de maturité. Cela trahit un certain mépris pour l’intelligence du spectateur. En outre, le manque d’interaction entre les personnages principaux et l’absence d’exploration de l’univers spatial moderne en sont d’autres exemples. Cela contribue à ralentir inutilement l’histoire. Nous sommes donc laissés avec des images interminables de personnages se regardant dans un miroir ou d’Alice pleurant l’absence de ses parents.

Conclusion

Ce premier aperçu de “Constellation” nous donne un avant-goût de ce que la série offre. Le reste des épisodes nuancera-t-il notre vision de la série ? Nous sommes impatients de le savoir. Mais, en attendant, les trois premiers épisodes du drame spatial sont diffusés sur Apple TV+. Les amateurs de série et de science-fiction ont maintenant rendez-vous devant leurs écrans tous les mercredis pour en savoir plus.

Source : variety.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.