Bad Boys Ride or Die déçoit avec une action brouillonne et des blagues manquées

Bad Boys Ride or Die déçoit avec une action brouillonne et des blagues manquées

La sortie de Bad Boys: Ride or Die, disponible en streaming sur des plateformes VOD telles qu’Amazon Prime Video, relance la formule du film d’action-comédie qui attire des fans tout en en exaspérant d’autres. Avec Will Smith et Martin Lawrence aux commandes, cette nouvelle livraison promet une dose d’humour et d’adrénaline. Analysons de plus près ce nouvel opus d’une franchise emblématique, qui a su générer un chiffre d’affaires impressionnant de 388 millions de dollars à l’international.

Un Synopsis Mouvementé

Dans cette aventure, Marcus et Mike se retrouvent en retard et traversent Miami à bord de la Porsche de Mike. Alors qu’ils tentent de rattraper le temps perdu, ils se retrouvent mêlés à un braquage. Leurs péripéties les mènent à un moment charnière: le mariage de Mike. Ce dernier, à l’image d’un playboy, fait un saut dans le monde de l’engagement, mais les événements prennent un tournant inattendu lorsque Marcus subit une crise cardiaque lors de la réception. Sa rencontre avec leur ancien patron, Conrad Howard, dans l’au-delà le pousse à croire qu’il n’est pas encore prêt à quitter ce monde.

Le retour de Marcus à la vie engendre une série de conséquences, notamment sa déclaration d’être désormais végétarien, instaurée par sa femme. Ce changement entraîne une multitude de situations comiques, mais nous nous demandons quand les héros passeront réellement à l’action et se mettront à poursuivre les criminels. Malheureusement, aucune evolution substantielle ne semble se dessiner et le fil narratif s’éloigne de l’action pure, au grand désespoir des spectateurs.

Un Éventail de Personnages Colorés

Ce nouvel épisode dévoile une multitude de personnages, qu’il s’agisse de Rita, l’ancienne petite amie de Mike, ou de l’intriguant fils d’Armando, tous s’entremêlant dans un réseau complexe de rivalités et de conflits. Les maladresses de scénario se multiplient, et l’action devient presque secondaire. Malgré une trame narrative chargée, le film ne parvient pas à fasciner avec ses nombreux rebondissements. Chaque personnage, allant des méchants aux alliés, est introduit sans réelle profondeur.

BAD BOYS: RIDE OR DIE, from left: Martin Lawrence, Will Smith, 2024.

Une Direction qui Divise

La dynamique habituelle entre Smith et Lawrence semble plus atténuée dans cet opus. Les échanges, qui sont habituellement une signature de la franchise, manquent de la spontanéité qui a fait son succès. Le film s’empêtre dans une succession de scènes d’action visuellement impressionnantes mais exagérées, parfois au détriment du rythme narratif. Les séquences filmées avec des drones et les points de vue de tir à la première personne apportent une touche moderne, mais peuvent rapidement devenir lassantes.

Cette surenchère d’effets visuels et d’actions frénétiques alourdit le film, oscillant entre le divertissement et l’ennui. L’humour, quant à lui, semble perdre de sa finesse, rendant certaines répliques presque risibles sans réel impact. Une déception pour les fidèles de la saga, qui attendaient une étoffe narrative plus aboutie et un rythme soutenu.

Notre Verdict

En fin de compte, Bad Boys: Ride or Die laisse une sensation d’inachevé. Bien qu’il réponde à certains des ingrédients qui ont fait le succès des précédents films, il peine à captiver et déçoit les attentes des fans. La combinaison d’un scénario chargé et d’une direction excessive n’offre pas le divertissement escompté.

Nous conseillons donc de passer son chemin, le film ne semblant pas réussir à insuffler un nouveau souffle à une franchise déjà éprouvée. Les aficionados des anciens volets pourraient bien y trouver leur compte, mais pour les autres, il est peut-être préférable de chercher ailleurs des sensations cinématographiques plus rafraîchissantes. En conséquence, nous recommandons de SKIP IT.

Source : decider.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.