Cinq films d’horreur à regarder en streaming dès maintenant

Cinq films d’horreur à regarder en streaming dès maintenant

‘Soft Liquid Center’

Steph entame une nouvelle vie après avoir quitté son horrible petit ami en emménageant dans un nouvel appartement et en se faisant de nouveaux amis. Cependant, elle est troublée par des rêves étranges de traversées de la forêt, et, pire encore, ses meubles bougent parfois tout seuls. Dans une scène étrange et dérangeante, Steph retrouve la chair d’une pastèque géante, transformant le sol en un véritable scène de crime brutal – un avant-goût des horreurs spectrales et surréelles à venir.

Les réalisateurs Joseph Kolean et Zachary Gutierrez, alias Perry Home Video, ont réalisé un film d’horreur expérimental qui déroutera certains spectateurs mais qui m’a complètement hypnotisé. Le scénario co-écrit par Holmbo et les réalisateurs est inspiré de relations passées de l’actrice qui étaient “profondément toxiques et malsaines, souvent de manière inexpliquée.” Cette idée de chagrin d’amour et de survie par des moyens surnaturels prend vie ici grâce à une histoire désorientante, un style visuel envoûtant et une bande sonore qui m’a complètement déséquilibré.

‘Naga’

Les critiques sont partagées concernant le premier long métrage déjanté du réalisateur et écrivain saoudien Meshal Aljaser. Certains le trouvent encombrant et creux. Les fans sont épris de ses frasques visuelles et narratives. Ils ont tous les deux raisons.

Le film, qui se déroule sur une journée, suit Sara, une jeune femme qui, en acte de rébellion furtif contre sa famille traditionnaliste et fortunée, s’échappe avec son petit ami secret, Saad, lors d’une fête somptueuse dans le désert. Cependant, à mesure que Saad roule à vive allure sur une route sombre, il percute un chameau, un destin fatal que la mère de l’animal pleure hors caméra avec un cri qui semble provenir du purgatoire. A partir de là, ce film qui traverse les genres, à mi-chemin entre thriller psychologique et comédie noire, bascule dans un tourbillon tordu.

Regarder ce film m’a procuré la même sensation de frénésie que “Cours Lola, cours” d’Aljaser. La caméra ne cesse de pivoter et d’inverser. Les angles semblent difficiles à obtenir. Un plan fou ressemble à s’y méprendre à une vue tournée sur Mars. Après près de deux heures, j’étais séduit par son exhibitionnisme. Mais je suis aussi resté sur ma faim pour un film calibré pour un public saoudien aussi extravagant et audacieux offrant une conclusion plus claire.

‘Saturn Bowling’

Armand accepte de reprendre le bowling de son défunt père, à la grande satisfaction de son demi-frère policier, Guillaume. Mais ce qui commence comme une aventure se change en viol épouvantable, une scène que la réalisatrice, Patricia Mazuy, décrit avec la même brutalité impitoyable que l’agression monstrueuse dans ” Irréversible” de Gaspar Noé, un tournant rédhibitoire pour de nombreux spectateurs. Armand se révèle être un tueur en série, et Guillaume est l’enquêteur chargé de l’affaire.

Malgré des thèmes sombres – cruauté envers les animaux, péchés du père, masculinité toxique – qui ne se fondent pas toujours, Mazuy est une réalisatrice tellement sûre d’elle qu’elle rend ce drame parfois difficile à digérer – narrativement et parfois physiquement – intéressant à regarder. En tant que procédure policière, le film dépasse parfois la crédibilité, mais en tant que drame néo-noir sur un psychopathe et ses sinistres méandres émotionnels, il brille. Achille Reggiani a un visage sombre qui rend sa performance profondément perturbante crédible, ce qu’il devrait prendre comme un compliment. Simon Beaufils, le directeur de la photographie, fait du bowling un véritable terrain de jeu du diable.

‘Spirit of Fear’

Chris se réveille dans une pièce d’une grande maison encombrée de meubles qu’il ne reconnaît pas. Un de ses bras est couvert de sang. Il y a un Post-it qui lui dit de ne pas sortir, et un autre sur le miroir de la salle de bains qui dit “Ne reste pas ici trop longtemps”. Un autre message est encore plus menaçant : “Ne le laisse pas te voir.” Son écriture ressemble à celle de la personne qui a écrit les messages, mais cela ne résout pas le mystère de l’endroit où il se trouve et pourquoi une sinistre griffe essaye de déchirer un rideau de douche.

C’est le mystérieux cadre du film retors du scénariste-réalisateur Alex Davidson, mais je ne veux pas en dire plus. Car ce que je pensais être un thriller psychologique avec des nuances de science-fiction (et presque pas de dialogue) s’est révélé être un nouveau souffle pour un genre que je ne nommerai pas – histoire de ne pas gâcher la surprise finale du film.

Source : www.nytimes.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.