Critique Apple TV : Criminal Record, un thriller criminel captivant

Critique Apple TV : Criminal Record, un thriller criminel captivant

Biais impardonnable

Les organisations policières à travers le monde sont confrontées à des problèmes tels que l’usage excessif de la force, des officiers mal évalués, des bureaucraties et des fonds mal gérés. Mais l’un des principaux problèmes avec la police est la partialité personnelle de ceux qui portent des badges, des matraques ou des armes à feu.

Début captivant

La série « Criminal Record » d’Apple TV+ commence sur une nuit apparemment banale à Londres. Le détective-chef inspecteur Daniel Hegarty (Peter Capaldi) conduit une voiture de luxe dans les rues sombres, tout en étant en service en tant que chauffeur. Ailleurs dans la ville, une jeune femme anonyme et effrayée appelle frénétiquement les services d’urgence depuis une cabine téléphonique sombre. Prise de panique, elle déclare rapidement à l’opérateur que son petit ami a essayé de la tuer et qu’il a tué une ex-petite amie des années auparavant, mais qu’un autre homme purge actuellement une peine de prison de 24 ans pour le crime.

Racisme moderne

Le récit est un examen palpitant et inconfortable du racisme moderne au Royaume-Uni. La série examine les pratiques policières préjudiciables et les mensonges que les gens se racontent pour justifier leur bigoterie. La figure de proue de la police de l’Est londonien, Hegarty, est distant et intouchable. Agacé par June pour avoir remis en question l’une de ses affaires précédentes, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour la discréditer et la réduire au silence. En tant que femme noire dans une profession largement blanche, Hegarty utilise son influence pour l’ostraciser de son patron et de ses pairs.

Réalité déconcertante

La série est une exploration passionnante de nos préjugés préconçus, de l’obsession humaine pour le pouvoir et l’héritage et de ce que nous sommes prêts à faire pour nous accrocher aux récits que nous avons créés sur les autres personnes et le monde qui nous entoure. La narration nous entraîne dans des voies inattendues, exposant des aspects inconnus des personnalités de Hegarty et de June. Hegarty, bien que menaçant et froid, se révèle beaucoup plus nuancé.

Conclusion

Bien que « Criminal Record » dure seulement huit heures, la série propose beaucoup de personnages et d’histoires qui auraient pu être excessivement complexes et embrouillées. C’est un tableau des micro-agressions flagrantes au travail, mais aussi de l’intolérance insidieuse qui a imprégné les forces de l’ordre et les perspectives des immigrants noirs et bruns exposés à la terre du suprémacisme blanc et de la stigmatisation constante.

Source : variety.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.