Critique de film pour les expatriés (2024)

Une plongée dans la culture hongkongaise
Le spectacle met en lumière la spécificité culturelle de Hong Kong, capturée de manière sensible par la réalisatrice Wang. La directrice de la photographie, Anna Franquesa-Solano, a suivi un objectif curieux et investigateur pour capturer à la fois la vitalité de la classe ouvrière des marchés nocturnes de Hong Kong et le modernisme froid et aliénant des expatriés fortunés.
Une exploration des inégalités sociales
La série aborde avec brio la division entre les nantis et les démunis. Les fêtes luxueuses des riches entrent en conflit avec les manifestations émergentes du mouvement pro-démocratie de l’ombrelle, d’abord vues seulement à travers les reportages télévisés puis, à travers l’aventure de Mercy avec une fille coréenne, en couleur vive et dangereuse.
Une mise en lumière des employés domestiques
Dans le cinquième épisode, un détour de 96 minutes est fait sur les vies des employés domestiques, habituellement en arrière-plan. Principalement des Philippines, ces travailleurs domestiques en marge ont enfin l’occasion de briller, en passant leur jour de congé à papoter et à poursuivre leurs propres intérêts. Essie, la nourrice de Margaret, hésite entre sa loyauté envers ses employeurs en deuil et sa famille aux Philippines l’incitant à prendre sa retraite. Puri, l’assistante d’Hilary, se retrouve à gérer les émotions de son employeur à la suite de son mariage qui s’effondre.
Encore plus que le reste de la série, ce passage révèle la mince frontière entre membre de la famille et employé que ces femmes de la classe ouvrière doivent naviguer.
Source : www.rogerebert.com
