Critique de Killers of the Flower Moon – La Chronique de la Vitesse

Critique de Killers of the Flower Moon – La Chronique de la Vitesse

Le nouveau film de Martin Scorscese, “Killers of the Flower Moon”, est une adaptation du roman de David Grann publié en 2017. Ce film raconte une période souvent ignorée de l’histoire américaine. Dans les années 1920, du pétrole a été découvert dans la région du Midwest américain, sur les terres tribales osages en Oklahoma. La tribu est alors devenue la plus riche du pays, adoptant des éléments de la culture anglo-américaine dans leur mode de vie plus traditionnel. Malheureusement, cette prospérité fut de courte durée, car certains individus motivés par l’avidité en voulaient toujours plus. En visionnant ces événements, je me suis demandé pourquoi ils avaient été ignorés lorsqu’ils se sont produits. Du début jusqu’à une fin très intelligente, le film montre pourquoi certains événements sont plus reconnus que d’autres et ce que nous pouvons faire pour remédier à ce problème.

Troubles familiaux et enquête

L’histoire débute en 1919, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle d’Ernest Burkhart, un jeune vétéran de guerre qui rentre tout juste de la Première Guerre mondiale et s’installe en Oklahoma sur les terres osages où réside son oncle William “King” Hale, interprété par Robert De Niro. Hale est un bienfaiteur, proche des puissants chefs de tribu et soucieux de leur bien-être. Pendant ce temps, Ernest tombe amoureux de Mollie Kyle, jouée par Lily Gladstone, une jeune femme osage dont la famille est proche de Hale. Les deux amoureux finissent par se marier. Cependant, lorsque du pétrole est découvert sur les terres osages, des membres de la tribu commencent à mourir dans des circonstances mystérieuses. Le FBI est appelé pour enquêter et découvrir qui est responsable de ces meurtres, mettant ainsi le mariage d’Ernest et Mollie à l’épreuve.

Des personnages tourmentés

Ce film se concentre davantage sur le développement des personnages que sur l’intrigue. Bien que les meurtres soient au centre de l’histoire, le film choisit de se concentrer sur les souffrances que les personnages endurent, en particulier les trois personnages mentionnés précédemment.

Comme toujours, Leonardo DiCaprio donne tout pour son rôle. Il incarne un homme en proie à des conflits intérieurs, essayant de soutenir sa femme tout en faisant face à l’hostilité de certains résidents qui considèrent les Osages comme inférieurs. Robert De Niro livre également l’une de ses meilleures performances depuis longtemps, mais c’est Lily Gladstone qui se démarque vraiment dans le rôle d’une femme Osage. Elle apporte beaucoup d’émotion à son personnage alors que sa famille, ses amis et sa communauté sont pris pour cible par les meurtriers. Son personnage parle peu, mais en dit long. Elle sera certainement une prétendante au prix de la meilleure actrice aux Oscars.

Une durée intimidante mais justifiée

La plus grande crainte des spectateurs face à ce film est sa durée. Vous pensiez que “Oppenheimer” était long ? “Killers of the Flower Moon” dure presque une demi-heure de plus, avec une durée totale de 3 heures et 26 minutes (206 minutes au total). On le ressent, mais cela ne donne pas l’impression de traîner en longueur. La structure en trois actes est clairement définie et bien réalisée.

Un véritable exploit

“Killers of the Flower Moon” est sans aucun doute un exploit cinématographique. Ce n’est pas un film pour tout le monde, en raison de sa durée exigeante, mais grâce à l’excellent jeu d’acteur, la direction fantastique et l’histoire, il sera sans aucun doute mémorable. Espérons qu’il mette en lumière une période sombre et oubliée de l’histoire de notre nation.

Note : 89%

Source : pacechronicle.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.