Critique de Plaza Suite : Sarah Jessica Parker et Matthew Broderick brillent au cirque des célébrités | Théâtre

Plaza Suite: Un Spectacle Qui Fait Couler Beaucoup d’Encre

La reprise de la pièce en trois actes de Neil Simon sur des couples en crise provoque l’enthousiasme du public, peut-être sans surprise étant donné que la royauté de New York se retrouve sur scène. Les applaudissements commencent dès l’arrivée du plateau vide. Les décibels montent lorsque Sarah Jessica Parker fait son apparition. L’entrée de Matthew Broderick suscite encore plus d’enthousiasme. Une femme dans mon champ de vision tient son téléphone lumineux pour capturer un souvenir audacieux, 15 minutes après le début du spectacle. Parker a déjà demandé à un membre du public lors d’un précédent spectacle de ranger son téléphone, en plein milieu de la production. Les ouvreurs zippent dans les allées, espérant clairement prévenir un autre tel délit.

Peu importe la comédie sur scène, c’est un cirque de célébrités. Même les changements de costumes suscitent des oohs et des aahs du public. Cela semble étrangement disproportionné car, aussi excitant que cela puisse être de voir Carrie Bradshaw de Sex and the City sur scène, la production est fade et sans intérêt, ne mettant pas à l’épreuve les talents confirmés des acteurs sur les planches (bien que ce soit le début de Parker dans le West End).

Des Actors Talentueux, Une Mise en Scène Décevante

C’est dommage car il y a quelque chose de passionnant dans l’idée : pour Parker et Broderick, qui sont mariés, de jouer trois couples différents des années 1960 vivant en disharmonie conjugale, chacun dramatisant leurs désirs et déceptions non assouvis dans la même suite hôtelière chic du septième étage. Quelle vérité et quelle tension peuvent-ils apporter aux romans comiques de Simon qui tournent mal ? Pas grand-chose. Sous la direction de John Benjamin Hickey, cela ressemble étrangement à Parker et Broderick qui déclament des répliques plutôt qu’à jouer des rôles.

La première acte, la plus sérieuse, met en scène un couple marié depuis plus de 20 ans lors de leur anniversaire de mariage. Elle est agaçante et excentrique, il est pompeux et agacé. Parker y met plus d’énergie mais Broderick reste étrangement impassible. Lorsqu’une liaison est découverte, il y a de la glace mais pas de feu. Le ton reste celui d’une comédie légère de manières sans douleur réelle entrevue en son sein, aussi brève soit-elle.

Un Spectacle Qui Peine à Convaincre

Le deuxième acte est encore pire. Un couple se rencontre après 17 ans : elle est restée à Brooklyn tandis qu’il est devenu un producteur à succès à Hollywood. Broderick ressemble à Austin Powers, avec des lunettes à monture noire, et se glisse de manière cartoon sur le sol, tandis que Parker porte une robe psychédélique criarde et joue ses répliques pour des rires peu subtils.

Le dernier scénario met en scène un couple dont la fille s’est barricadée dans la salle de bain le jour de son mariage, et qui sont désespérés de la faire monter jusqu’à l’autel. Parker est habillée d’une robe et d’un chapeau de mariage qui ressemblent, sans originalité, à ceux de Lee Grant dans le film de 1971.

Une Production qui Mise Trop sur la Célébrité des Acteurs

Il se peut que la pièce ait mal vieilli (et cette production ne fait guère d’effort pour lui donner un élan frais), ou qu’elle ne s’en sorte pas bien avec un traitement aussi brut et vaudevillesque. Le troisième acte est plus clownesque mais fonctionne mieux, tandis que la comédie physique de Broderick est plus énergique, ressemblant vaguement à celle de Spencer Tracy dans Father of the Bride, mais cela ne suffit pas à se racheter dans l’ensemble.

La production semble effectivement reposer sur la renommée de ses deux stars. Quel niveau bas et paresseux à fixer à un prix aussi élevé. Les temps sont durs pour les arts, mais le théâtre commercial peut certainement être plus courageux que cela.

Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.