Critique de The Curse : un drame exquisément gênant comme jamais à la télévision

The Curse : un spectacle exceptionnellement inconfortable et inventif

The Curse est une série de dix épisodes d’environ une heure chacun, et regarder chaque épisode peut s’avérer particulièrement éprouvant. Pourtant, malgré le malaise qu’elle peut susciter, cette série est inventive, provocante et étrangement fascinante. Elle propose une expérience télévisuelle complètement différente de tout ce que l’on peut voir cette année.

The Curse raconte l’histoire d’un couple marié, Asher et Whitney Siegel, qui tentent de lancer leur émission de télé-réalité intitulée provisoirement Flipanthropy. L’émission suit un concept similaire à Queer Eye et met en scène leurs “bonnes actions” envers les habitants de la ville d’Española, au Nouveau-Mexique. La série souligne également leur entreprise de maisons écologiques, basée sur l’achat de propriétés bon marché pour réaliser un profit considérable, tout en tentant de gentrifier la région avec des magasins épurés et des produits artisanaux locaux, bien que le couple exploite en réalité la situation à son avantage.

La série aborde des thématiques complexes telles que la gentrification, le complexe du sauveur blanc, la vente de traumas, le mythe de l’ascension sociale, et bien d’autres sujets encore, dénonçant par là-même l’hypocrisie dans le monde de la télévision et du divertissement.

Ambiance d’horreur et d’angoisse

The Curse s’appuie sur une ambiance de terreur qui ne cesse de s’intensifier. On y retrouve une bande-son atmosphérique pesante qui met en valeur les plans de caméra oppressants, donnant l’impression de pénétrer l’intimité des personnages. Ces derniers sont pris au piège d’eux-mêmes, prisonniers de leurs propres mensonges et illusions.

Ces épisodes s’étirent parfois jusqu’à l’absurde, provoquant une malaise qui surpasse même les moments les plus gênants de la célèbre série The Office. Cependant, cette tension constante rend The Curse captivante jusqu’à la fin, il est impossible de la regarder sans en perdre le fil.

Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.