Critique de Wingwomen : une comédie policière française sur Netflix avec une fin décevante | Films comiques

Envie d’une comédie d’action française aussi pétillante que ses homologues hollywoodiens ? Ne cherchez plus, Wingwomen est là pour vous divertir ! Réalisé par Mélanie Laurent, ce film explore l’amitié féminine et se démarque des clichés habituels du genre. En mettant en scène deux héroïnes audacieuses et attachantes, interprétées par Mélanie Laurent et Adèle Exarchopoulos, Wingwomen offre un souffle de fraîcheur à un sous-genre qui commençait à devenir redondant.

Une amitié pas comme les autres

Dès les premières minutes du film, nous assistons à un échange taquin entre les deux meilleures amies, Carole et son amie interprétée par Adèle Exarchopoulos, qui discutent de la vie amoureuse décevante de cette dernière, tout en évitant des tirs de drones. Une scène à la fois originale et captivante qui montre la complicité absolue des deux personnages. Mélanie Laurent, en tant que réalisatrice, semble plus intéressée par la manière dont une fusillade peut impacter une amitié féminine que par son potentiel érotique. Ce choix audacieux donne à Wingwomen un ton unique, éloigné des stéréotypes du genre.

Un trio charmant

Carole et son amie travaillent pour la drag queen Godmother, jouée par la vamp Isabelle Adjani. Elles s’embarquent ensemble dans des missions risquées à travers l’Europe. Cependant, lorsque Carole souhaite se construire une nouvelle vie, elles découvrent que sortir du milieu criminel est bien plus compliqué que prévu. Le film repose en grande partie sur les épaules de ses deux actrices principales, Mélanie Laurent et Adèle Exarchopoulos. Leur dynamique, leur complicité et leur talent font de Wingwomen une comédie légère et entrainante.

Le trio est également rejoint par Manon Bresch, interprétant une conductrice pleine de ressources, qui ajoute une dimension supplémentaire à leur amitié. Cependant, cette relation aurait mérité d’être explorée davantage. Wingwomen brille grâce à ses acteurs, mais l’intrigue criminelle reste en retrait, manquant de profondeur et peinant à susciter l’intérêt du spectateur. Les scènes d’action, quant à elles, ne parviennent pas pleinement à nous captiver, nous laissant sur notre faim.

Des moments de charme, malgré quelques maladresses

En s’inspirant de la bande dessinée The Grand Odalisque, Mélanie Laurent et son équipe de scénaristes tentent de présenter l’amitié féminine sous un angle romantique, apportant ainsi une nouvelle perspective à Wingwomen. Cette approche fonctionne en partie grâce à l’intensité de l’amitié entre les deux protagonistes, un aspect rarement exploré à l’écran chez des femmes dans la trentaine et au-delà. Les moments de complicité entre les deux amies, où elles planifient par exemple leur futur restaurant, sont particulièrement charmants et touchants.

Cependant, le dialogue manque parfois de punch et de spécificité pour réellement nous enthousiasmer. Il est évident que Mélanie Laurent souhaite avant tout raconter une comédie de potes bavarde, tandis que l’intrigue criminelle reste en toile de fond, insuffisamment développée. Les virages abrupts du ton du film, passant des fusillades aux rencontres amoureuses, puis aux monologues sur le deuil et aux poursuites en moto, ont du mal à captiver. Cette chronologie chaotique et les émotions grandioses de la finale semblent déplacées et artificielles, gâchant ainsi une partie du film.

Enfin, la dernière scène du film, qui laisse de nombreuses questions sans réponse, déçoit par son manque d’explication. Un choix paresseux qui nous tiendra éloignés des détails importants. Dommage.

En somme, malgré quelques défauts et des imperfections dans sa réalisation, Wingwomen offre une bouffée d’air frais dans le paysage des comédies d’action. Mélanie Laurent et Adèle Exarchopoulos nous offrent une amitié féminine sincère et divertissante, ce qui rend ce film tout à fait recommandable. À voir, en toute légèreté !

Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.