Critique française de “Paw Patrol” britannique | The Cornell Daily Sun

Les accents représentent des expériences de vie distinctes et des origines culturelles passionnantes, et ils continuent d’exister malgré la mondialisation. Ils nous permettent de découvrir des mondes différents, avec des jeux de société, des personnages de dessins animés et des cinémas nationaux influencés par des environnements politiques, des expériences de vie et des histoires artistiques différentes.
British Paw Patrol
J’ai récemment découvert que Paw Patrol, une émission pour enfants, était doublée en anglais britannique au lieu d’américain ou canadien. Cela a ravivé en moi la question de la diversité des accents et de leur préservation face à l’homogénéisation croissante. Les accents sont une fenêtre ouverte sur des mouvements artistiques et culturels encore inexplorés, qui méritent d’être étudiés et reconnus.
Cependant, British Paw Patrol ne représente pas cette diversité. C’est une représentation vide de sens, un libéralisme pernicieux qui tolère les différences uniquement dans le cadre d’une culture dominante. Il arbore un manifeste d’inclusion, mais n’y donne aucune suite concrète.
La complaisance de la diversité de surface
Il est vrai que British Paw Patrol peut être vu comme un moindre mal par rapport à une version monoculturelle de l’émission. Cependant, l’acceptation de la diversité superficielle encourage la complaisance. Nous nous contentons d’apparence de différence, tout en rejetant fermement toute véritable radicalité qui pourrait émerger.
Mon cousin grandira avec un accent britannique, mais il sera aussi un citoyen du capitalisme, tout comme moi, mon frère et tous les autres. Il pourra avoir ses particularités, son accent, peut-être une opinion anti-royaliste, ou même un amour pour le cinéma culte. Mais je crains de constater dans 15 ans, lors de ma visite, que malgré toutes ces particularités, nous ne sommes pas si différents que ça.
Source : cornellsun.com
