Daryl Dixon insuffle une nouvelle vie à la franchise

Vive La Mort : la nouvelle série dérivée de l’univers de The Walking Dead nous rappelle que la terreur est un langage universel. Tourné en France, ce spin-off envoie son héros titré et ténébreux, Daryl Dixon (interprété par Norman Reedus), dans un périple périlleux à travers un paysage infesté de zombies, où il se retrouve une fois de plus en héros malgré lui. Comme Dorothy dans Le Magicien d’Oz, il ne cherche qu’à retrouver son chemin vers son foyer dans ce nouveau monde étrange, mais avant cela, il doit accompagner de nouveaux amis vers une terre promise.
Une histoire sombre et captivante
Comment est-il arrivé là ? “Une série de mauvaises décisions”, raconte-t-il à la séduisante nonne Isabelle (interprétée par Clémence Poesy), qui soigne ses blessures après une rencontre avec un zombie dont le sang toxique brûle au contact. Cette mutation, ainsi que le voyage périlleux de Daryl depuis les Etats-Unis, sont expliqués au fil des six épisodes haletants de cette mini-série. Bien que la Mère Supérieure du couvent affirme que Daryl “appartient à l’extérieur, avec les infidèles et les violents” – elle n’a pas tort -, Isabelle voit en lui un pèlerin blessé, une âme égarée ayant la force et la rectitude morale pour escorter avec succès le prophète pacifiste de 11 ans, Laurent (Louis Puech Scigliuzzi), vers un sanctuaire appelé le “Nid”. Elle pourrait également reconnaître un esprit reformé et similaire au sien, des flashbacks révélant ses origines moins saintes.
Les défis de Daryl
En accord avec le lieu, Daryl est également au centre d’une intrigue à la Les Misérables (sans musique), dans laquelle un guerrier faisant partie de l’armée du leader autocratique Genet (Anne Charrier) pourchasse et traque Daryl comme un Javert assoiffé de vengeance, le tenant responsable de la mort de son frère. Est-ce que le pauvre Daryl pourra un jour souffler un peu ?
Emmanuel Guimier/AMC
Une expérience palpitante
La bonne nouvelle est que Daryl Dixon est une expérience bien plus captivante que le décevant spin-off Dead City de plus tôt cette année, qui a trop tenté de nous convaincre, ainsi que notre alter ego Maggie (interprétée par Lauren Cohan), que l’ancien méchant Negan (interprété par Jeffrey Dean Morgan) ne le pensait jamais vraiment quand il écrasait des crânes. Daryl, quant à lui, n’a pas besoin de telles justifications, et avec un environnement plus frais et des personnages secondaires intrigants qui ne semblent pas être de la chair à zombies instantanée, la série insuffle une nouvelle vie à une franchise commencée à sembler épuisée à force. (Comme Dead City, elle a déjà été renouvelée pour une deuxième saison.)
Des scènes puissantes
Plusieurs des scènes sont d’une puissance époustouflante : un fossé rempli de monstres, une arène de gladiateurs, un essaim à l’extérieur d’une Tour Eiffel endommagée. Et il y a des échos troublants qui montrent que, contrairement à son pays d’origine, cette terre ancienne a “survécu à de nombreux apocalypses”, comme Daryl l’apprend en naviguant dans les catacombes effrayantes de Paris, ornées de crânes.
Tout au long de la série, j’ai vu Daryl comme une version moderne de Rick (le personnage joué par Humphrey Bogart) dans Casablanca, affirmant que les causes ne l’intéressent pas tout en venant toujours au secours des nombreux laissés-pour-compte de la série, confirmant involontairement leur foi en l’humanité. Lorsque le jeune Laurent lui demande : “En quoi crois-tu ?”, Daryl répond d’un ton bourru : “Assumer ma part de responsabilité”.
Et il atteint certainement cet objectif ici.
The Walking Dead: Daryl Dixon, première de la série, dimanche 10 septembre, 21h/20h, AMC/AMC+
Source : www.tvinsider.com
