Davos 1917 : Adrian Illien parle du rôle principal de Dominique Devenport

Plongez dans l’univers captivant de “Davos 1917”, une série dramatique d’espionnage inspirée de faits réels et de femmes courageuses. Adrian Illien, scénariste en chef et producteur créatif, dévoile que des infirmières suisses partirent à l’étranger pendant la Première Guerre mondiale à la recherche d’aventures, donnant ainsi vie à des personnages féminins inédits.
Des infirmières courageuses pendant la guerre
Dans cette série en six parties, l’infirmière Johanna Gabathuler, interprétée par la star de “Sisi” Dominique Devenport, donne naissance à une fille. Lorsque l’enfant lui est enlevée, Johanna se retrouve bloquée dans la ville thermale de Davos. Mais bientôt, les services secrets allemands frappent à sa porte.
Des femmes leaders dans l’ombre
Les femmes occupent des positions importantes dans la série, explique Illien. “Avec mes co-auteurs, nous avons découvert une femme qui était en charge de Mata Hari. On parle toujours de Mata Hari, mais j’ai trouvé l’espionne derrière elle beaucoup plus intéressante”, raconte-t-il.
Des relations complexes et puissantes
Les relations féminines, complexes et puissantes, sont au cœur de la série. Johanna est contrainte de s’allier avec une comtesse espionne (interprétée par Jeanette Hain) qui reconnaît rapidement son potentiel.
“On voit rarement une femme qui guide une autre femme dans les histoires d’espionnage. Nous voulions montrer que, pendant la guerre, de nombreuses femmes ont pu devenir des leaders en l’absence des hommes”, explique Illien. Les personnages entretiennent une relation ambiguë, mêlant amitié, rivalité et amour.
La Suisse, un terrain de jeu pour les espions
Pendant la période de neutralité de la Suisse, le pays devient un véritable terrain de jeu pour les espions et les combattants de la liberté. Même dans la charmante ville de Davos, les tensions montent.
“Tous les pays neutres étaient des foyers d’espionnage. Nous avons découvert des réseaux d’espionnes, certaines ont été exécutées à cause de cela. On diffusait même des affiches mettant en garde contre les espionnes, suggérant qu’elles étaient peut-être innocentes en apparence, mais qu’il ne fallait pas leur faire confiance”, révèle Illien.
Un budget secondaire pour une série ambitieuse
Malgré le budget modeste de la série, Adrian Illien et son équipe ont réussi à créer une histoire captivante et fidèle à l’époque. “Je pense qu’il y a un avantage à ne pas avoir un budget astronomique. Cela vous pousse à être créatif et à trouver des solutions originales. Regardez ‘The Office’, qui n’a pas coûté cher et qui est un chef-d’œuvre absolu”, affirme-t-il.
Une série qui reflète notre réalité
“Davos 1917” est également une série qui résonne avec notre réalité contemporaine. “Il y a de nombreux parallèles entre notre époque et celle de 1917. Nous vivons une guerre en Europe, les gens remettent en question l’establishment, nous avons même connu la pandémie de COVID. En 1917, c’était la grippe espagnole. Nous sommes passés du slogan de campagne de Wilson ‘L’Amérique d’abord’ à Trump. Je pense vraiment que la série peut résonner avec notre public”, conclut Illien.
Source : variety.com
