Diffusez-le ou passez à autre chose

Diffusez-le ou passez à autre chose

Découvrez “Little Bird”, une nouvelle série à ne pas manquer qui relate l’histoire poignante d’une femme ayant été victime de la politique canadienne du “Sixties Scoop”. Cette politique visait à retirer de force les enfants autochtones de leur famille et à les placer dans des familles adoptives. Dans cette histoire, nous suivons Esther Roseblum, une femme d’origine autochtone adoptée par une famille juive de Montréal, qui décide de retrouver sa famille biologique. Vous voulez en savoir plus ? Lisez la suite pour découvrir notre critique de “Little Bird” et savoir si vous devriez la regarder ou non.

Bucolique et émouvante : plongez dans l’histoire de la famille Little Bird

Dans un premier temps, l’épisode nous transporte en 1968, dans la réserve de Long Pine, en Saskatchewan. Nous découvrons la famille Little Bird, qui vit paisiblement dans une petite maison. Les enfants sont endormis dans le même lit que leurs parents, lorsque l’une des filles se réveille et se rend à l’extérieur pour aller aux toilettes. Fascinée par les rayons du soleil qui se faufilent à travers les lattes de bois, elle contemple la beauté de la nature qui l’entoure. Pendant ce temps, le père et l’aîné partent chasser pour nourrir la famille. Les événements se déroulent ensuite en 1985, à Montréal, lors d’une fête d’engagement entre Esther Roseblum, une étudiante en droit d’origine autochtone, et son fiancé David. Lors de cet événement, les parents de David se comportent de manière offensante envers Esther, qui se sent incomprise et rejetée. Ces deux époques, distinctes mais étroitement liées, nous plongent dans l’histoire de la famille Little Bird et du combat d’Esther pour retrouver ses racines.

L’injustice du “Sixties Scoop” : une réalité tragique

À travers “Little Bird”, les créatrices Hannah Moscovitch et Jennifer Podemski dénoncent l’injustice du “Sixties Scoop”, cette politique gouvernementale qui a séparé des milliers d’enfants autochtones de leur famille. Les personnages de Jeanine et Adele, travailleuses sociales, illustrent bien l’attitude divergente face à cette réalité. Jeanine semble insensible à la situation, tandis qu’Adele est pleine de bonnes intentions mais manque de réalisme quant aux conséquences de ses actes. Cette série nous rappelle également que la maltraitance des populations autochtones est encore d’actualité, et nous pousse à réfléchir sur ce sujet sensible.

Le courage d’Esther/Bezhig : à la recherche de son identité

Le personnage d’Esther/Bezhig est au cœur de l’histoire de “Little Bird”. Adoptée par une famille juive, elle ressent un besoin irrépressible de retourner à ses origines et de retrouver sa famille biologique. Sa quête de vérité et de réconciliation avec sa véritable identité est admirable et nous espérons la voir s’épanouir tout au long de la série. L’actrice Darla Contois incarne superbement ce personnage complexe, qui oscille entre une apparente assurance lors de la fête d’engagement et une vulnérabilité causée par les remarques offensives et blessantes qu’elle a souvent entendues.

Notre avis sur “Little Bird”

Malgré un rythme lent dans le premier épisode, “Little Bird” promet une histoire puissante et émouvante. Cette série explore des thèmes sensibles tels que l’identité, la famille et l’injustice, tout en mettant en lumière la beauté de la culture autochtone. Nous vous conseillons donc de regarder cette série qui a le potentiel de vous captiver et de vous faire réfléchir.

Source : decider.com

Avatar photo

Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.