Disney et Charter s’associent pour mettre fin au black-out et offrir une réduction sur le streaming aux abonnés câble.

Le combat entre le géant du câble Charter Communications et Disney est enfin terminé. Quelques heures avant la diffusion du “Monday Night Football”, qui est diffusé sur ESPN de Disney, les deux entreprises sont parvenues à un accord permettant aux millions de clients de Charter de pouvoir regarder le match. Robert A. Iger et Chris Winfrey, les PDG de Disney et Charter, ont publié une déclaration commune, affirmant que leur objectif commun était de construire un modèle pour l’avenir.
Les conditions de l’accord
Les termes de l’accord incluent un prix de gros réduit pour les abonnés des services de streaming de Disney, ainsi qu’une augmentation des frais d’abonnement reversés à Disney. Les clients de Spectrum qui ont le forfait TV Select auront accès à une version gratuite de Disney+ avec des publicités, selon le communiqué de presse des deux entreprises. Cependant, certaines chaînes populaires comme Disney Junior, Disney XD et Freeform ne sont pas incluses dans l’accord. D’autres chaînes exclues sont Baby TV, FXM, FXX, Nat Geo Wild et Nat Geo Mundo.
L’impact du désaccord
Le désaccord entre Charter et Disney avait commencé fin août lorsque les négociations de renouvellement de contrat ont échoué, laissant des millions de clients sans accès aux chaînes de Disney, y compris ESPN, FX et Disney Channel. Cette situation a poussé certains clients de Spectrum à abandonner leur abonnement au profit de services de streaming tels que Hulu + Live TV de Disney ou YouTube TV de Google.
Cette dispute a également mis en évidence les problèmes auxquels sont confrontées les entreprises médiatiques. La tendance au cord-cutting (résiliation des abonnements TV traditionnels au profit des services de streaming) s’accélère et les consommateurs se tournent de plus en plus vers ces plateformes. Cependant, les revenus générés par les fournisseurs de télévision traditionnelle comme Charter restent importants, soutenant ainsi les flux de trésorerie et la rentabilité des entreprises médiatiques.
Le paysage médiatique en pleine transition
Disney a souligné que ses services de streaming et ses chaînes de télévision étaient différents en raison du contenu exclusif diffusé en direct et des investissements massifs dans le contenu exclusif pour ses plateformes de streaming.
Charter, de son côté, considère que le modèle de télévision traditionnelle est obsolète et souhaite proposer à ses abonnés l’accès gratuit aux applications de streaming de Disney, notamment Disney+, ESPN+ et Hulu. Cette position de Charter a été un point de friction important lors des négociations.
Cette situation a également des répercussions sur les autres entreprises médiatiques. Charter prévoit d’utiliser des conditions similaires lors de prochaines négociations avec d’autres fournisseurs de contenu médiatique. Alors que le paysage médiatique continue de se transformer, les fournisseurs de services de streaming utilisent le contenu de leurs chaînes de télévision traditionnelles pour alimenter leurs plateformes de streaming.
En fin de compte, la télévision par câble reste une part importante du chiffre d’affaires des entreprises médiatiques, bien que les abonnements TV traditionnels diminuent au profit des services de streaming. Les entreprises médiatiques comme Disney cherchent encore à rentabiliser leurs activités de streaming.
Pour Charter, les services de haut débit sont désormais le pilier de sa rentabilité et de son activité. Même si les clients résilient leur abonnement TV, ils restent généralement clients pour l’accès à Internet. Chris Winfrey a déclaré que des discussions avec d’autres fournisseurs de contenu médiatique étaient déjà en cours.
Ce différend public entre Charter et Disney met en lumière les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises médiatiques dans un paysage en transition. Toutefois, l’accord conclu entre les deux sociétés montre qu’il est possible de trouver des compromis et de construire un modèle pour l’avenir.
Source : www.nbcnews.com
