Émissions de télévision Halloween : mélange d’horreur et d’humour en cinq séries.

Les séries d’horreur et surnaturelles font leur grand retour à l’approche d’Halloween. Parmi elles, certaines se démarquent en proposant une approche plus humoristique que terrifiante. Découvrons cinq séries qui mettent l’accent sur l’esprit plutôt que sur la terreur.
30 Coins
Dans cette série espagnole, le réalisateur Álex de la Iglesia revisite le thriller de conspiration religieuse avec une intrigue aussi prenante que délirante. Dans la première saison, un village espagnol est le théâtre d’une bataille entre des factions catholiques et les émissaires de Satan pour récupérer les 30 pièces d’argent de Judas. Cette quête de pouvoir surnaturel met en scène un prêtre rebelle, le maire malheureux du village et un vétérinaire déterminé.
Dans la deuxième saison, diffusée cette semaine sur HBO et Max, l’apocalypse a été évitée mais reste palpable, et le nombre de créatures effrayantes à la Bosch et Guillermo del Toro a considérablement augmenté. Paul Giamatti rejoint également le casting dans le rôle d’un leader de secte écrivain de science-fiction, aussi terrifiant qu’une bête.
Creepshow
Dans sa quatrième saison diffusée sur la plateforme Shudder (et AMC+), cette série anthologique tire fièrement son inspiration des bandes dessinées et de l’esthétique des films B. Certains épisodes de 22 minutes se démarquent par leur ingéniosité et leur côté pop-culture qui surprendront les spectateurs.
Les nouvelles histoires de la quatrième saison de “Creepshow” sont familières mais ne manquent pas de créativité : une famille de vampires persécutée, un homme-loup dans une version moderne du “Petit Chaperon Rouge”, un jeu vidéo hanté, une paire de lunettes 3D maudites… Chaque épisode est truffé de clins d’œil et de références aux fans. Par exemple, dans l’épisode d’ouverture intitulé “The Hat”, les romans d’un écrivain ressemblant étrangement à Stephen King sont en réalité écrits par un chapeau magique. Un vrai régal pour les amateurs du genre.
The Fall of the House of Usher
Cette série d’horreur de Mike Flanagan pour Netflix, la cinquième de sa collection qui a commencé avec “The Haunting of Hill House”, est une adaptation libre qui mélange les références à Edgar Allan Poe avec un regard sur la cupidité capitaliste.
Dans cette série en huit épisodes, Bruce Greenwood et Zach Gilford incarnent chacun une version du personnage de Roderick Usher, un puissant magnat de l’industrie pharmaceutique. L’acteur Mark Hamill apparaît également dans le rôle d’un fixeur d’entreprise nommé Arthur Gordon Pym. Le casting est complété par T’Nia Miller, une révélation dans le rôle de Victorine Lafourcade, l’un des héritiers de Roderick.
Mike Flanagan a choisi de créer une sorte de collage de références aux contes et poèmes de Poe, avec des titres d’épisodes tels que “Meurtre dans la rue Morgue” ou “La chute de la maison Usher”. Le résultat est une série divertissante qui critique la cupidité du capitalisme tout en offrant des moments macabres et apocalyptiques.
Shining Vale
Cette série co-créée par Jeff Astrof et Sharon Horgan mêle horreur, satire et comédie dans le portrait d’une femme américaine moderne aux prises avec des problèmes conjugaux, maternels et professionnels. Pat Phelps, jouée par Courteney Cox, se demande si elle est devenue folle à cause du stress ou si sa maison est vraiment hantée.
Dans la première saison diffusée sur Starz, l’intrigue s’inspire librement du célèbre film “Shining” et voit Pat se déchaîner contre sa maison et son mari. La saison 2 aborde un autre grand classique du cinéma, “Rosemary’s Baby”, avec des effets inattendus sur la ménopause de Pat. Le casting réunit des acteurs de talent tels que Mira Sorvino, Judith Light et Greg Kinnear, et offre un équilibre subtil entre comédie et horreur.
Wolf Like Me
Cette romance australienne mélancolique avec des loup-garous mêle différents tons et genres. “Wolf Like Me” propose une histoire touchante et drôle mettant en scène Mary, une femme américaine vivant cachée à Adélaïde, en Australie, à cause de sa condition de loup-garou. Elle croise le chemin d’Emma, une jeune fille en deuil, qui devient sa belle-fille de facto et développe une loyauté indéfectible à son égard.
La série traite du thème de l’amour triomphant de la douleur et de l’isolement, avec des performances remarquables d’Isla Fisher et d’Ariel Donoghue. Comme dans “Shining Vale”, l’humour fait également partie intégrante de cette série, mais dans un registre plus subtil. Malgré quelques moments moins percutants, la première saison de “Wolf Like Me” propose une fin palpitante et bouleversante, laissant les spectateurs impatients de voir la suite de l’histoire.
Source : www.nytimes.com
