Evil Does Not Exist : un thriller lent et captivant

Evil Does Not Exist : un thriller lent et captivant

Evil Does Not Exist est un film qui prend son temps. Au début, on trouve une musique inquiétante en fond sonore alors que la caméra se déplace à travers la nature et la végétation. Ensuite, un personnage apparaît de nulle part, surprenant le public. Il s’écoule presque une demi-heure avant qu’un personnage ne parle même. C’est dans cette dichotomie de patience et d’alarme que réside le génie du nouveau film de Ryusuke Hamaguchi, après le succès de Drive My Car aux Oscars. C’est une fable, comme un simple jeu entre le bien et le mal, qui se déroule avec une telle densité narrative qu’elle coupe le souffle.

Une histoire captivante

Le récit épuré de Hamaguchi commence par construire un sentiment d’espace. Le public est introduit dans le hameau montagneux de Mizubiki. La caméra se rapproche du terrain, des sources d’eau, des grands arbres, avant de révéler les personnages. Une fois introduits, le scénario pose les bases de l’intrigue en nous montrant comment ils vivent, d’où ils tirent leur eau et comment ils interagissent les uns avec les autres. Pendant un moment, il n’y a absolument aucune intrigue, comme si nous regardions un documentaire sur cette communauté vivant dans cette petite ville aux abords de Tokyo. Pourtant, tous ces détails sont des indices pour ce qui se passera plus tard dans le film.

Un casting de qualité

Cela donne aux acteurs beaucoup de matière à travailler. Omika fait de Takumi à la fois une présence rassurante et troublante. C’est une performance pleine de mystère ; le public n’a jamais un aperçu de ce que le personnage pense, mais son regard et ses manières offrent les seuls indices. Kosaka a la tâche difficile de jouer l’insouciance imprudente alliée à une bravade stupide tout en maintenant la tranquillité posée du film. C’est un camaïeu de tons qu’il transmet brillamment, rendant le conflit central encore plus trouble qu’il ne l’est déjà.

Une fin surprenante

Evil Does Not Exist monte en crescendo vers une fin si choquante qu’elle laisse le public sans voix. C’est aussi une fin qui soulève plus de questions qu’elle n’en répond. Ceux qui sont captivés par ce film continueront d’en discuter des mois plus tard. Hamaguchi présente une histoire simple sur des enjeux contemporains – la cupidité des entreprises, le changement climatique – bourrée de tant de rebondissements narratifs complexes qu’elle se lit comme un dense roman du 19e siècle. C’est simple, mais cela explique la vie elle-même.

Source : www.avclub.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.