Juliette Binoche incarne Coco Chanel dans le drame Apple – The Hollywood Reporter

Une réflexion sur la haute couture française
Drinking through “another night of German-occupied misery,” his friend suggests, Cristóbal Balenciaga reflects on the days left to come. “Some day this will all be over, yes?” he says. “And right now, you must ask yourself: When it is, will you be able to live with what you’ve done? Our choices, believe me, they matter.”
Introduction to The New Look
The New Look est une chronique sur un moment décisif de la haute couture française
Une immersion dans la beauté des noms de la haute couture
The New Look est agréable grâce à une liste de personnages qui se lit comme une carte de Rodeo Drive. Il y a un frisson à voir Dior parler boutique avec ses amis Balenciaga et Pierre Balmain, ou Chanel railler que Dior “ne mérite pas ses éloges” simplement parce que nous savons que ces noms perdureront. Et, en tant que drame sur des esthètes, The New Look est magnifiquement produit. Aucune dépense n’a été épargnée pour construire des salles de bal somptueuses ou des ateliers confortables avec des robes exquisément détaillées, et chaque épisode est couronné par l’extravagance supplémentaire d’une reprise produite par Jack Antonoff d’un artiste célèbre.
Un regard sur les parcours de Christian Dior et Coco Chanel
Dès le début, les parcours de Coco et Christian divergent de façon si spectaculaire que les deux personnages ne sont réunis que deux fois au cours de dix épisodes d’une heure. Néanmoins, Kessler garde leurs histoires en dialogue avec l’autre par le biais de thèmes communs, tirant de la puissance intellectuelle et émotionnelle des contrastes entre leurs parcours. Un moment, nous sommes dans un café sombre avec Christian, où il compatit avec un étranger à propos des horreurs des camps, où leurs proches ont été envoyés. Le moment d’après, Coco et sa jeune petite-nièce se promènent dans un quartier commerçant en Suisse, sans soucis. La juxtaposition de leurs positions respectives est tout simplement bouleversante.
Portraits de Coco et Christian
Des portraits associés, celui de Coco est le plus facile à lire. Binoche est magnétique, mais c’est un charme froid et opportuniste. En revanche, la psychologie de Christian est plus complex; il est le coeur de l’émission. Fragile et effrayé mais fondamentalement décent, il brise le moule des personnages que Mendelsohn incarne habituellement. Son Christian semble constamment prêt à recevoir sa punition, avec une sorte de murmure français et une expression regretteuse. En effet, pour toute l’importance que Christian et Lucien accordent à la “création comme faisant avancer” par rapport à la douleur de la guerre, tant le désir de Christian que son processus sont largement abstraits dans The New Look.
Conclusion d’une époque difficile
Le premier saisons se termine sur un moment de triomphe pour Christian alors qu’il lance la collection largement célébrée en 1947 qui donne son titre à la série, et sur une défaite apparente pour Coco alors qu’il semble que ses secrets pourraient enfin la rattraper. Mais malgré cette fin, c’est une histoire qui vaut la peine d’être connue, car elle nous invite à réfléchir sur nos propres choix dans notre propre ère difficile.
Source : www.hollywoodreporter.com
