La Corée du Nord affirme avoir mis en orbite un satellite espion lors de sa 3e tentative

La Corée du Nord revendique le succès de son lancement de satellite espion
La Corée du Nord a annoncé mercredi avoir placé avec succès un satellite espion en orbite lors de sa troisième tentative de lancement cette année, démontrant la détermination du pays à construire un système de surveillance spatial en pleine tension avec les États-Unis.
Le lancement du satellite fait l’objet de condamnations fortes de la part des États-Unis et de leurs partenaires en raison de l’interdiction par l’ONU à la Corée du Nord de mener des lancements de satellites, les qualifiant de tests de technologie de missiles.
La Corée du Nord prétend que son nouveau lanceur “Chollima-1” a placé avec précision le satellite Malligyong-1 en orbite mardi soir, environ 12 minutes après son décollage du centre de lancement principal du pays.
Réactions internationales au lancement
Le Conseil de sécurité nationale des États-Unis a condamné fermement la Corée du Nord pour le lancement, affirmant que cela “suscite des tensions et risque de déstabiliser la situation sécuritaire dans la région et au-delà”.
La Corée du Sud a déclaré qu’elle maintiendrait sa préparation à repousser toute provocation de la Corée du Nord sur la base de son alliance avec les États-Unis.
Le Japon a qualifié le lancement de “menace sérieuse affectant la sécurité des populations” et a déposé une protestation auprès de la Corée du Nord condamnant le lancement de la manière la plus forte.
Les enjeux militaires et diplomatiques
Le satellite espion est l’un des atouts militaires clés convoités par Kim Jong Un, qui souhaite moderniser ses systèmes d’armes pour faire face à ce qu’il appelle des menaces croissantes dirigées par les États-Unis.
Depuis l’année dernière, la Corée du Nord a mené environ 100 tests de missiles dans le but d’établir un arsenal fiable d’armes nucléaires ciblant les États-Unis et leurs alliés.
Le lancement réussi d’un satellite de reconnaissance par la Corée du Nord “signifierait que les capacités ICBM de la Corée du Nord ont été portées à un niveau supérieur”, a déclaré le président sud-coréen Yoon Suk Yeol.
Source : www.wglt.org
