La critique de l’Astucieux Vagabond – un dérivé très divertissant de l’univers dickensien | Télévision

The Artful Dodger : Une série qui mélange humour noir et opérations

Avant même l’existence des films d’horreur et du doomscrolling, les spectateurs amateurs de spectacles macabres trouvaient leur divertissement ailleurs, notamment lors de chirurgies en direct et d’exécutions publiques. Ces événements sont au cœur de The Artful Dodger, une série comique sombre en huit parties se déroulant en Australie vers les années 1850. L’histoire tourne autour des exploits de l’antagoniste principal, Jack Dawkins, alias “The Artful Dodger”, qui a fait sa première apparition dans Oliver Twist en tant que chef d’un gang de garnements. Maintenant, il vit dans sa propre narration semi-ridicule, imaginant qu’il a fui en Australie pour devenir un chirurgien tout en continuant ses manières douteuses.

The Artful Dodger : L’histoire

Au cours des premières séquences, Dawkins fait irruption dans la salle d’opération et reçoit un accueil enthousiaste d’une foule en délire. Il sait comment retenir leur attention, proclamant “nous avons un beau spécimen pour vous aujourd’hui, messieurs !” en ce qui concerne sa victime – euh, son patient, qui est tombé dans un puits de mine et a fracturé sa jambe, que Dodger annonce qu’il amputera en moins de 43 secondes (battant le record de son collègue). La frénésie qui s’ensuit pour accomplir cela reflète le tempo de la production et l’attitude du réalisateur Jeffrey Walker : gardez le rythme, gardez l’action à son comble, et ne laissez pas au public le temps de réfléchir à quel point cela peut être absurde.

The Artful Dodger : L’energie et l’humour

Cette espièglerie pleine d’énergie est bien maintenue sur les quatre épisodes disponibles pour la revue, venant de plusieurs directions simultanément : le montage, qui rebondit comme une bille ; le casting, qui déclame ses lignes presque à bout de souffle ; et l’intrigue, qui commence in medias res, Dawkins affrontant le tricheur diabolique Darius Cracksworth (joué par Tim Minchin) à la table de mariage. Notre anti-héros perd terriblement et doit payer une grosse somme – ou perdre un bras. Ce MacGuffin coïncide avec l’arrivée d’un spectre de son passé, Norbert Fagin, un scélérat à la peau tachetée joué avec délice par David Thewlis : “J’ai entendu des foutaises dans ma vie, mais ça remporte vraiment la palme.”

The Artful Dodger : Le dynamisme

The Artful Dodger est facilement la série la plus amusante, et contrairement à Gold Diggers, ne tombe pas à plat, s’engage pleinement dans une histoire tordue racontée avec panache. Même lorsque l’intrigue est un peu familière, l’emballage se sent frais : c’est l’énergie folle du spectacle qui le fait avancer rapidement. Le casting et l’équipe lisent à partir de la même feuille de chanson accélérée, la langue fermement plantée dans la joue, aboutissant à un résultat à la fois ludique, fantaisiste et conscient de soi, mais jamais arrogamment.

Source : www.theguardian.com

Avatar photo

Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.