La saison 2 : une idée très réussie

La saison 2 : une idée très réussie

Heartstopper, la nouvelle série de Netflix, divise les audiences avec sa deuxième saison. Comme c’est souvent le cas dans ces situations, les deux parties ont raison jusqu’à un certain point. Certains préfèrent que l’histoire reste telle quelle et critiquent les studios qui tentent de la prolonger, argumentant que ces décisions sont prises en fonction des chiffres et du retour sur investissement. Cependant, il ne faut pas oublier que Hollywood est une industrie avant tout.

Pour ceux qui veulent retrouver leurs personnages préférés, la plupart des franchises tolèrent une nouvelle saison tant que la qualité est au rendez-vous. Ce qui compte ensuite, ce sont les choix qui font de cette saison une succession méritée ou une suite oubliable. Heartstopper semble se situer davantage dans la première catégorie.

La Pertinence de Heartstopper

Il serait faux de dire que la nouveauté de Heartstopper réside dans l’originalité de l’histoire. La série est une comédie dramatique typique pour adolescents qui ne cherche pas à en faire plus. Elle aborde les problèmes des jeunes au lycée qui essaient de comprendre leurs premières expériences amoureuses et de trouver leur identité.

Cependant, le charme de Heartstopper réside dans la chaleur et la légèreté de ton qui n’est pas toujours présente dans les contenus LGBTQ+. Les spectateurs sont habitués à voir ce genre de séries et de films mettant surtout l’accent sur la sexualité des personnages, avec une classification PG-13 ou PG dans le meilleur des cas. L’œuvre d’Alice Oseman, tout en abordant subtilement et intelligemment le sujet, met l’accent sur l’amour.

Un autre problème courant dans les œuvres de qualité traitant de la communauté LGBTQ+ est le recours à des drames intenses ou à des choix traumatisants pour montrer la diversité. Certes, il est vrai que les personnes LGBTQ+ font face à la discrimination et à la violence en raison de leur identité, et de nombreux livres, séries et médias en général dépeignent ces situations horribles.

Tout en veillant à apporter un éclairage sur ces problèmes, il est également important de représenter une vie plus simple pour les personnes LGBTQ+, non pas pour édulcorer la réalité, mais pour leur offrir des modèles positifs lors des moments clés de leur vie. Cela renforce leur confiance, même lorsqu’ils sont confrontés à des situations problématiques, et équilibre une collection sans cesse croissante de comédies romantiques traditionnelles sans événements où le garçon rencontre la fille pour finir ensemble.

Ce média est nécessaire pour que les jeunes filles et les jeunes garçons puissent s’identifier à des personnages, et Heartstopper est un excellent exemple pour la jeunesse LGBTQ+, avec une place pour tous les types de personnages.

Pourquoi la saison 2 de Heartstopper fait sens

Comme mentionné précédemment, Heartstopper tire sa force de son excellent ensemble de personnages et de son ton. La deuxième saison se dirige légèrement vers une narration plus conceptuelle, tout en plaçant toujours les personnages au centre de l’histoire. Cette saison est bâtie autour de conflits qui sont en réalité des concepts de luttes typiques pour les adolescents en général et pour la communauté LGBTQ+ en particulier.

La différence entre l’amitié et une relation amoureuse, les limites de l’amour, l’intensité du premier amour et ses désavantages sont quelques-uns des nombreux concepts explorés dans la deuxième saison, qui ne se limitent pas aux spectateurs diversifiés (tout en abordant des questions pertinentes comme l’asexualité et le coming-out).

La nouvelle série Heartstopper introduit également un soupçon de conflit plus prononcé par rapport à la première saison. La série montre de manière intelligente les différentes réactions à la diversité et comment les autres apprennent à vivre avec. Alors que la première saison faisait face aux plus grandes peurs des protagonistes en résolvant la situation de manière détendue et positive, la deuxième saison confronte les personnages à des situations plus difficiles, tout en équilibrant les scènes avec de l’humour ou quelque chose qui maintient le niveau de drame à un niveau tolérable.

Résultat : un nouveau rythme intéressant et une approche éducative qui convient aussi bien aux jeunes diversifiés et à leurs familles qu’à ceux qui espèrent comprendre les problèmes de l’adolescence de manière légère. De plus, cette saison ajoute une certaine tension avec un cliffhanger captivant, favorisant la continuité.

En conclusion, Heartstopper adopte une approche plus pédagogique pour sa nouvelle saison, ce qui rend cette deuxième saison intéressante à regarder. La série trouve le bon équilibre entre être une comédie dramatique pour adolescents sans prétention et enseigner une leçon ou deux sur la diversité sans l’imposer aux spectateurs. Donner une continuité à ces personnages avec des messages puissants insuffle une nouvelle vie à la série et la valide. Il ne serait pas surprenant que l’écriture reste solide pour une troisième saison.

Source : movieweb.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.