La série à succès de Netflix “Bodies” révèle une histoire enfouie

La nouvelle série Bodies décomplexifie la fiction graphique
La série de mystère de meurtre de science-fiction Bodies, diffusée sur Netflix fin octobre, a provoqué un vif intérêt pour son scénario intrigant et les performances extraordinaires de Amaka Okafor, Kyle Soller, Jacob Fortune-Lloyd et Stephen Graham.
Adaptée d’une série de bandes dessinées de Si Spencer pour l’impression Vertigo de DC par Paul Tomalin, la série donne un nouvel élan à la fiction graphique modernisée.
Bodies propose une preuve convaincante que la fiction graphique sérialisée bien écrite peut toujours être une source de films et de télévision de grande qualité et d’originalité.
Homage à l’auteur Si Spencer
Si Spencer, également connu pour ses travaux sur Vinyl Underground en 2008, a dragonné aux côtés de la directrice artistique Shelly Bond pour donner vie à ce projet hors du commun.
Ses idées créatives et son talent ont permis d’élaborer des histoires entremêlées aux styles graphiques uniques pour chaque époque abordée dans la série : 1890, 1941, 2013 et 2050.
Même en étant peu connu par rapport à d’autres auteurs de bandes dessinées britanniques tels que Neil Gaiman ou Grant Morrison, Si Spencer a marqué l’industrie de la publication avec son style résolument unique.
Implications et intrigues politiques
L’adaptation sur Netflix a su capturer l’essence même de l’œuvre originale de Si Spencer, tout en insufflant une nouvelle dimension aux éléments originaux du voyage dans le temps, incarné par l’antagoniste Mannix, interprété par Stephen Graham dans la série.
Le fait que Si Spencer ait approuvé le script final avant de décéder n’est que le reflet d’une profonde implication dans le projet de la part des scénaristes et des dirigeants de la série.
L’accueil mitigé de la bande dessinée
Malgré le succès de la série, le roman graphique originel de Bodies n’a pas connu la même popularité. Les ventes n’ont pas été à la hauteur pour justifier des réimpressions numériques ou une publication nouvelle. Les détaillants de bandes dessinées ne disposent même pas de copies du livre pour satisfaire la demande croissante, tandis que DC n’a pas répondu à des requêtes pour obtenir un exemplaire pour une critique.
Cette situation est regrettable car la série aurait pu être une bonne opportunité pour l’industrie de la bande dessinée, qui peine à attirer les fans dans les magasins.
Néanmoins, Bodies est un contre-exemple valable aux discours pessimistes sur le déclin de l’industrie, en mettant en lumière la richesse et la diversité qui subsistent dans le monde des bandes dessinées.
Source : www.forbes.com
