Le Comte : L’épopée vampirique de Netflix avec les fantômes de ‘Nosferatu’, ‘Superman’ et plus encore

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Les enfants adultes de Pinochet sont déterminés à le voir mourir enfin pour pouvoir mettre la main sur l’héritage qu’ils attendent depuis plus de deux siècles. Les photographies de Lachman passent alors d’un vampirisme gothique à une satire familiale contemporaine.

La famille sous l’emprise de Pinochet

La famille doit se sentir comme une unité sous le pouvoir de cet homme qui peut décider de leur destin, que ce soit en ce qui concerne l’héritage ou les demandes de la femme de Pinochet. Certains personnages sont reconnaissables, mais d’autres ne le sont pas, et il était donc important de représenter visuellement cette unité. C’est pourquoi il était important, dans ce plan, de les voir tous ensemble. On retrouve ainsi presque tous les personnages du film dans cette image. C’est un groupe de personnes ayant des intérêts différents, mais qui ont en commun leur lien avec Pinochet.

La technique de la caméra

Le choix de Pablo de tourner avec un grand format permet d’avoir un plus grand champ de vision où l’on peut voir plus de personnes dans le cadre horizontalement. De plus, il a choisi de filmer en format 2:1, ce que [Vittorio] Storaro préconise depuis des années, ce qui offre plus d’espace à l’image et qui était adapté à ces scènes.

La décadence du monde de Pinochet

Nous avons construit un plateau de 1800 mètres carrés. C’était assez massif et cela nous permettait d’avoir un plateau très haut pour que Ed puisse tout contrôler. Le design de production réalisé par Rodrigo Bazaes capture vraiment la décadence de ce monde, la décadence de quelqu’un qui est isolé et ignoré par la réalité et le passé. Il devient une extension psychologique du personnage.

Une architecture visuelle soignée

En regardant des films comme Vampyr et Nosferatu, on voit à quel point l’architecture visuelle et la composition du cadre sont importantes. Il ne suffit pas de construire un plateau et de placer la caméra pour le filmer. Il est préférable de concevoir le plateau spécifiquement pour l’image, et c’est ce qui s’est passé dans ce film. Pablo bougeait constamment la caméra sur une grue pour trouver les images. J’ai utilisé la lumière des sources présentes sur le plateau, comme les fenêtres, pour lui donner la liberté de se déplacer, et cela a affecté l’éclairage des personnages dans leur environnement, à la manière des films des années 40. Les personnages étaient éclairés dans le décor.

Ordres de marche

Source : www.vanityfair.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.