Le film d’action des années 70 avec Gal Gadot sur Netflix – IndieWire

Le nouveau film d’action de Netflix intitulé “Heart of Stone” va ravir les fans de James Bond d’une certaine génération. En effet, ce long-métrage évoque les plaisirs des films de 007 de l’ère Roger Moore, tels que “L’espion qui m’aimait” et “Rien que pour vos yeux”. Non seulement les lieux internationaux et l’intrigue d’espionnage avec Gal Gadot dans le rôle de l’agent secret d’élite Rachel Stone en mission pour protéger un objet appelé “Le Cœur” rappellent ces films, mais également la texture spécifique de l’image. Le directeur de la photographie, George Steel, explique que ces parallèles ne sont pas accidentels. En effet, il avoue avoir trouvé son inspiration dans ces œuvres cinématographiques, et notamment dans la tenue de Roger Moore sortant de la jungle dans “Octopussy”.
Une esthétique réaliste pour le personnage de Gal Gadot
L’objectif de Steel et du réalisateur Tom Harper était de jouer avec l’image hors du commun de Gal Gadot. Ils ne voulaient pas qu’elle soit une “Wonder Woman” glamour, mais plutôt l’intégrer dans une esthétique plus rugueuse. Pour cela, ils ont puisé leur inspiration dans les thrillers politiques des années 1970. Des films comme la trilogie de la paranoïa d’Alan J. Pakula (“Klute”, “Les Trois jours du Condor”) et le classique avec Robert Redford et Faye Dunaway “Les Trois jours du Condor” ont été une source d’inspiration majeure pour eux. Harper explique qu’il aime le réalisme et la tonalité oppressante de ces thrillers d’espionnage des années 70. Il voulait que toutes les scènes d’action soient réalistes et que tout, en théorie, puisse être réalisé.
Des cascades réelles au service de l’action
Même pour les séquences de cascades les plus folles, comme celle où Gadot tombe dans l’air sans casque ni masque, les réalisateurs ont commencé par des actions réelles pour ensuite les améliorer numériquement. Ainsi, une séquence où Gadot saute d’un avion a été effectuée par un parachutiste professionnel. Par la suite, l’équipe a remplacé le parachutiste par une version numérique de Gadot grâce à la technologie. Cette approche a permis de créer des images réalistes, jamais virtuelles.
Une esthétique cinématographique organique
Pour obtenir l’esthétique recherchée, les réalisateurs ont décidé de tourner le plus possible en pellicule, tout en utilisant également des caméras numériques pour certaines scènes spécifiques. Le but était de créer une référence filmique organique. En effet, Harper et Steel ont constaté que lorsqu’ils essayaient de rendre l’image numérique similaire à celle du film dans la post-production, cela ne fonctionnait pas. Ils étaient moins audacieux avec le numérique, se demandant si l’image était réellement floue ou granuleuse. En commençant par une image superbe et en la dégradant jusqu’à un certain point, les réalisateurs ont obtenu une texture plus vibrante et granuleuse, à l’opposé des films d’action numériques modernes.
L’utilisation de lentilles vintage pour une esthétique rétro
Dans leur quête de recréer l’esthétique des films des années 70 et du début des années 80, Steel a opté pour l’utilisation de lentilles vintage. Ces lentilles anamorphiques de la série G de Panavision, qui ont été utilisées dans les films de l’époque, ont permis d’obtenir une image plus douce et plus granuleuse, en phase avec leur vision esthétique. Bien que Steel craignait d’aller trop loin dans une direction démodée, il est finalement ravi d’avoir maintenu cette approche.
“C’est toujours les accidents et les imperfections qui rendent un film spécial”, explique Harper. “Heart of Stone” est disponible en streaming sur Netflix, et les cinéphiles apprécieront sans aucun doute cette œuvre qui rend hommage aux films d’espionnage classiques tout en imprimant sa propre marque visuelle.
Source : www.indiewire.com
