Le vrai but de Saltburn : ce n’est pas ce que vous croyez

Le vrai but de Saltburn : ce n’est pas ce que vous croyez

Une immersion dans le monde de « Saltburn »

Le film « Saltburn » est loin d’être le classique auquel on pourrait s’attendre. En effet, mêlant satire et exagération, il propose une vision aussi inhabituelle que fascinante des trappings du genre. En mettant en scène des personnages aussi éloignés des conventions habituelles, ce film nous pousse à remettre en question nos idées reçues sur la beauté, la classe sociale et le désir.

De la magnificence au grotesque

D’un côté, « Brideshead Revisited » est un roman théologique qui explore la beauté, le désir et la conversion à travers l’histoire d’une aristocratie déclinante. De l’autre, « Saltburn » met en avant des décors de grandeur mêlés à des personnages égoïstes et étranges. Cette opposition entre magnificence et grotesque nous en dit long sur l’évolution des représentations de la classe sociale dans le cinéma.

Alors que Charles Ryder est attiré par la grandeur et l’histoire de la grande maison de « Brideshead », Oliver, dans « Saltburn », est animé par un instinct plus trivial : le désir d’acquérir ce qui lui a été refusé dans son milieu familial.

Une satire sans concession

Carey Mulligan, la réalisatrice, a affirmé que « Saltburn » était une satire de notre obsession pour ce type de films. Cette volonté de satire transparaît dès le début du film à travers la bande-son impérieuse de « Zadok the Priest ». Ainsi, « Saltburn » exagère et se moque ouvertement des conventions du genre pour nous dévoiler la part de ridicule qui s’y cache.

Oliver, personnage central du film, incarne cette exagération en allant au-delà du simple attrait pour la beauté pour révéler son côté insignifiant voire prévisible et avide.

La fin d’une époque

À travers la figure d’Oliver, « Saltburn » pointe du doigt les travers du genre sans l’embellir d’une quelconque morale ou transformation spirituelle. Ce film ne se contente pas de tourner en dérision la classe sociale, mais démontre avant tout l’absurdité de ces représentations. En ce sens, « Saltburn » s’inscrit dans une lignée plus large de films tel que le « Knives Out » qui se jouent également des conventions, mais avec une approche différente.

Ainsi, bien que cette satire ne sonne pas le glas du genre, elle prend un malin plaisir à en mettre les rouages à nu. « Saltburn » est un film qui ne laissera personne indifférent. Tantôt hilarant, tantôt déroutant, il reste une expérience cinématographique à part entière.

Source : www.nytimes.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.