Les films les plus créatifs de Yorgos Lanthimos, classés par qualité

Les films les plus créatifs de Yorgos Lanthimos, classés par qualité

Yorgos Lanthimos est un réalisateur atypique. C’est ainsi que l’on peut décrire le cinéaste grec connu pour ses films excentriques, qui a réussi à diriger des productions hollywoodiennes oscarisées à gros budget sans compromettre sa vision unique. Les films de Lanthimos peuvent être déroutants et rebutants, avec une vision sombre mais souvent drôle de la nature humaine. Après avoir réalisé des films à petite échelle dans son pays natal, il a percé sur la scène internationale avec “Dogtooth” en 2009. Il a réussi une transition impressionnante vers des films en anglais tout en conservant ses particularités, devenant ainsi l’un des cinéastes les plus acclamés du cinéma américain également. Avec le dernier film de Lanthimos, l’anthologie en trois parties “Kinds of Kindness”, mettant en vedette Emma Stone, Jesse Plemons et Willem Dafoe, maintenant en salles, voici un aperçu de ses films les plus créatifs et intéressants, classés par qualité (et non par bizarrerie).

5. ‘The Killing of a Sacred Deer’

Le film le plus sombre de Lanthimos peut être difficile à regarder, bien qu’il n’abandonne pas complètement son humour sec. La torture horrible de la famille du chirurgien Steven Murphy (Colin Farrell) est d’autant plus perturbante à cause du ton détaché que Lanthimos emploie pour la présenter, avec un sens de l’indifférence. Barry Keoghan est glaçant dans le rôle du jeune homme qui inflige une sorte de malédiction à la famille de Steven, lui ordonnant de tuer sa femme ou l’un de ses enfants, sinon ils mourront tous dans d’atroces souffrances. C’est une vengeance tordue digne d’un film d’horreur, mais Lanthimos la présente avec un formalisme distant, lui ôtant toute excitation ou satisfaction. Le public frissonne avec la famille Murphy, sachant qu’il n’y a pas d’autre choix que de succomber au dénouement sombre.

4. ‘The Lobster’

Le premier film de Lanthimos en anglais est une sorte de comédie romantique bizarre, située dans un monde où tout le monde doit trouver un partenaire romantique sous peine d’être transformé en animal. Après son divorce, David (Colin Farrell) arrive dans un hôtel pour célibataires où les résidents doivent former des couples dans les 45 jours. Beaucoup de résidents font des efforts extrêmes pour se convaincre qu’ils sont compatibles, tandis que d’autres tentent de rejeter les exigences rigides de la société en matière d’accouplement. David finit par nouer un lien avec un membre d’un groupe rebelle de “solitaires”, joué par Rachel Weisz, mais leur connexion s’avère tout aussi vide que les associations faites à l’hôtel. Lanthimos transforme le romantisme en une série de rituels dangereux et incompréhensibles, poursuivis par des gens dont la désespérée recherche de contact humain est devenue littéralement inquiétante.

3. ‘Dogtooth’

La révélation internationale de Lanthimos met en valeur son approche unique de la narration dans ce drame familial sur une famille complètement méconnaissable. Dans un enclos clos, un couple marié a élevé ses enfants dans un isolement total, en leur enseignant des leçons étranges et fausses sur le monde extérieur et en déformant leurs compétences linguistiques en échangeant les significations de mots apparemment aléatoires. Les enfants sont désormais adultes, mais restent entièrement sous l’emprise de leurs parents, croyant aux raisons sans sens qui leur ont été données pour expliquer pourquoi ils ne peuvent pas quitter la propriété familiale. “Dogtooth” mélange les éléments de thriller et d’initiation avec des intermèdes inexplicables, alors que la famille met en scène ses traditions déconcertantes. C’est à la fois déconcertant et fascinant, et il est facile de comprendre pourquoi cela a valu à Lanthimos tant d’admirateurs. Le style qui attire les spectateurs vers ses productions à plus gros budget trouve ses origines ici.

2. ‘The Favourite’

Lanthimos a franchi le cap de la reconnaissance et de l’attention des prix majeurs dans sa première collaboration avec le scénariste australien Tony McNamara. “The Favourite” est un biopic romancé sur la reine Anne d’Angleterre (Olivia Colman), une monarque vaniteuse du XVIIIe siècle dont le caractère capricieux menace la stabilité du pays. Deux femmes rivalisent pour les affections romantiques et politiques de la reine : son conseillère de longue date Sarah Churchill (Rachel Weisz) et la jeune cousine ambitieuse de Sarah, Abigail Hill (Emma Stone). Colman a mérité son Oscar pour son interprétation de la reine excentrique et lubrique Anne dans un film qui se soucie seulement marginalement d’exactitude historique. Au lieu d’un film de période ennuyeux, “The Favourite” est un remix désinvolte, méchant et souvent hilarant de l’histoire, avec un accent sur la débauche et la cruauté de la classe dirigeante.

1. ‘Poor Things’

En collaborant à nouveau avec Tony McNamara, Lanthimos a atteint des sommets encore plus élevés de reconnaissance avec cette adaptation libre du roman d’Alasdair Gray. Emma Stone est la deuxième étoile de Lanthimos à remporter un Oscar pour son interprétation de Bella Baxter, une sorte de créature hybride donnée vie par le scientifique de type Frankenstein, Dr Godwin Baxter (Willem Dafoe). Mark Ruffalo est hilarant dans le rôle de l’avocat louche qui séduit puis en veut à Bella après l’avoir emmenée loin de son créateur. “Poor Things” explore les thèmes de “Frankenstein”, alors que Bella découvre à la fois les plaisirs et les cruautés du monde au-delà du laboratoire de Godwin. Le film se déroule dans une sorte de version steampunk de l’Angleterre victorienne, mise en vie par un magnifique design de jeu de décor et des effets spéciaux. C’est un récit inventif qui semble être l’aboutissement des obsessions thématiques de Lanthimos depuis longtemps.

Source : www.tomsguide.com

Avatar photo

Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.