Made in Heaven : une série TV sulfureuse met en lumière le sexe, le statut et les intrigues dans le Delhi moderne | Culture

Vous cherchez une série indienne qui sort de l’ordinaire ? Essayez Made in Heaven, une création écrite et réalisée par Zoya Akhtar, réalisatrice renommée. Alors que de nombreux contenus indiens tournent autour des mariages et des relations, Made in Heaven va au-delà de ces clichés et aborde des enjeux sociétaux plus profonds.

Une plongée dans la haute société de Delhi

L’intrigue se déroule dans une agence de planification de mariages qui s’adresse à l’élite de Delhi et au-delà. Les clients de l’agence appartiennent à des milieux riches, allant des membres de la royauté mineure aux nouveaux riches, tous flamboyants et confiants. On y croise des acteurs, des politiciens, des mariées glamour et des lieux de mariage somptueux.

Mais derrière cette façade de luxe se cachent des problèmes sociaux profonds qui touchent l’Inde et la diaspora indienne. La première saison aborde les questions de classe, de mobilité sociale, de dynamiques de genre, de tensions familiales et d’homosexualité en Inde.

La corruption de l’argent et du statut

Au cœur de Made in Heaven se trouve une critique de la corruption et du pouvoir de l’argent dans la société moderne de Delhi. L’agence de planification de mariages vend le rêve d’un mariage parfait, une union bénie par les dieux. Mais en coulisses, la série dévoile les compromis et les arrangemennts douteux auxquels certains sont prêts à se soumettre pour réussir dans l’Inde contemporaine.

Des personnages complexes et captivants

Les héros de la série, Tara et Karan, sont deux Delhiites évoluant facilement dans les quartiers riches de la ville. Tara, obsédée par le statut social, est mariée à Adil, membre d’une riche famille d’industriels. Cependant, son mariage semble fragile et elle doute de sa réalité. Quant à Karan, il doit faire face à d’énormes dettes accumulées lors d’une précédente entreprise ratée, tout en vivant son homosexualité dans une société qui la désapprouve.

Un regard progressiste sur l’Inde moderne

La deuxième saison de la série approfondit encore davantage les problèmes sociaux, notamment la polygamie, l’abus numérique, le colorisme, le castisme et la transphobie. Les nouveaux personnages, comme Meher Chaudhry, une femme transgenre, et l’actrice Dia Mirza, ajoutent une richesse à l’histoire. Malgré quelques moments de prêche un peu lourd, Made in Heaven offre une perspective progressiste sur l’importance du choix du partenaire de vie.

Si vous recherchez une série qui dépasse les clichés et offre un aperçu réaliste et captivant de l’Inde moderne, ne cherchez plus. Made in Heaven est à découvrir sur Amazon Prime.

Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.