Mr. Mercedes : une arme de destruction massive | Culture

M. Mercedes est une série télévisée qui ne laisse personne indifférent. Portée par le talent extraordinaire de Brendan Gleeson, déjà remarqué dans le magnifique film “Bons Baisers de Bruges”, cette adaptation du roman éponyme de Stephen King maintient une tension captivante sur trois saisons et trente épisodes.
Un début intense et glaçant
Peu de séries peuvent rivaliser avec l’intensité et la noirceur de M. Mercedes. Tout commence par un acte de violence insensé : une Mercedes volée, entre les mains d’un psychopathe dérangé, fonce dans une foule de chercheurs d’emploi au petit matin. Le carnage est brutal, seize vies fauchées et de nombreux autres blessés. Le tueur s’évanouit dans la nature, laissant derrière lui une énigme à résoudre.
Un enquêteur hanté
L’ex-inspecteur Bill Hodges, interprété par Brendan Gleeson, est hanté par cet incident terrifiant. Lorsqu’il reçoit une lettre anonyme d’un suspect dans le massacre, il se lance dans une mission pour résoudre cette affaire. Certains disent que ce livre marque les premiers pas de Stephen King dans le monde du roman policier. Quoi qu’il en soit, toute la narration dégage une aura intense rappelant l’univers de Tennessee Williams. Une mère alcoolique, un psychopathe marqué par une enfance turbulente, un jeune enquêteur aux prises avec des problèmes de santé mentale mais doté d’une expertise informatique inestimable. Aucun personnage ne peut être qualifié de “normal”, si tant est que cela existe.
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Source : english.elpais.com
