Netflix dévoile comment le FBI a coincé le Trump des mafieux

Netflix dévoile comment le FBI a coincé le Trump des mafieux

Vous aimez les histoires de guerre, même les policiers et surtout les gangsters. Un nouveau documentaire en trois parties intitulé Get Gotti, diffusé sur Netflix, cherche à donner une nouvelle vie à cette histoire qui s’est terminée bien avant que Netflix n’existe. Rapide et astucieux, bien documenté et raconté de manière cohérente, il fait mousser les langues des protagonistes des deux bords de la loi.

Les langues trop bavardes ont mené à la chute de Gotti

Les langues trop bavardes ont finalement condamné Gotti, le chef criminel de New York des années 80 qui ne pouvait s’empêcher de parler devant des micros qu’il ne savait même pas présents. Mais jusque-là, il a échappé à une accusation après l’autre, triomphant face au Département de la Justice puis face à la force de lutte contre le crime organisé avant de finalement succomber face à un dossier construit contre lui par le FBI basé sur ses propres tendances à se vanter. Il était le Dapper Don, puis le Teflon Don, adulé par une presse qui a presque encouragé les meurtres qu’il commanditait. Il était un bon sujet de rédaction et il avait belle allure dans ses costumes de soie sur mesure. Time magazine a commissionné Andy Warhol pour dessiner sa couverture. Les tabloïds l’adoraient. Les jurés aussi, surtout quand il les achetait.

La montée en puissance de Gotti

Get Gotti reprend l’histoire vers 1985, lorsque Gotti a ordonné l’élimination du chef de la famille Gambino, Paul Castellano, qui prévoyait probablement de faire de même avec Gotti. “C’est comme tirer sur le président”, s’exclame joyeusement Andrea Giovino, un “associé de Gotti” interviewé ici en complet rose pendant qu’elle se fait coiffer. (Get Gotti ne manque pas d’humour). Il s’installe dans son fief au club de chasse et pêche de Bergin, un modeste bâtiment en brique qui est rapidement infiltré par l’OCTF. La surveillance ne capte rien, si ce n’est un film de mafia brièvement confondu avec la réalité, qui est rapidement écarté. Mais il y aura beaucoup d’autres bugs. Get Gotti présente plus d’écoutes sur écran que toute autre histoire à part The Conversation.

Les témoignages des anciens associés et des autorités

Les anciens associés de Gotti, Giovino, Anthony Ruggiano Jr. et Sal Polisi, apportent continuellement de la couleur ; ce dernier raconte une belle histoire sur le moment où il a castré un homme qui avait eu une relation avec la femme d’un membre important de la mafia. Nous entendons également les représentants du FBI, de l’OCTF et du Département de la Justice, et il devient rapidement évident que ces groupes n’étaient que rarement sur la même longueur d’onde. Ils ne se faisaient pas confiance, chacun voulait prendre le mérite de l’arrestation du gros poisson. Avec toutes ces circonstances, et l’empressement des médias à faire de Gotti une célébrité (un statut qu’il était heureux de brandir), il n’est pas étonnant que le Don ait fini par croire qu’il était invincible, ou du moins qu’il était en téflon. New York des années 80 était prompt à adorer les excès, et Gotti, qui aimait la vie nocturne, n’était rien sinon excessif.

Le dénouement de l’histoire

Quand Gotti a finalement été piégé, c’est grâce à la collaboration de ses poursuivants. Get Gotti suit ce processus avec une clarté admirable, détaillant le long chemin à parcourir pour traduire en justice un criminel mondialement connu. On pourrait imaginer un documentaire complètement différent sur la façon dont la culture aveugle de la célébrité en Amérique a donné vie au règne de Gotti ; dans le cas présent, Get Gotti inclut ce phénomène dans son ensemble. Les reconstitutions sont empreintes d’un suspense néo-noir prenant, et la série utilise de manière imaginative les textes des écoutes, les projetant par exemple sur les gratte-ciels de Manhattan.

Les détails du diable

Les détails sont importants ici, car tous ceux qui s’intéressent beaucoup à l’histoire de Gotti la connaissent déjà très bien, y compris son dénouement. Comme son titre l’indique, Get Gotti parle plutôt du comment que du quoi ; dans un sens, il s’agit d’une procédure fine, avec une dose de contexte culturel en prime. La série explique comment un gangster bien habillé a pu narguer les autorités, tandis que le reste du monde l’encourageait trop souvent.

Source : www.rollingstone.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.