Netflix lance Atlas avec Jennifer Lopez, un blockbuster de SF ironique et sans prise de recul.

Nous allons parler aujourd’hui de l’un des weekends les plus importants à Hollywood, le Memorial Day, qui a vu naître des blockbusters tels que Mission: Impossible, The Lost World et Top Gun: Maverick. Alors que le préquel explosif de George Miller, Furiosa, pousse les spectateurs vers le grand écran, Netflix propose quelque chose pour la majorité qui reste à la maison – l’aventure de science-fiction Atlas. Ce film est du genre grandiose, dénué d’ironie et de sensibilité, et il aurait pu être diffusé en salle de cinéma il y a deux décennies. C’est un appel à la nostalgie conçu pour ceux qui préfèrent regarder en arrière plutôt qu’en avant, une immersion dans les années 2000.
Une star de Netflix s’aventure dans la science-fiction
Parmi les acteurs principaux d’Atlas, Jennifer Lopez incarne un personnage improbable, une analyste de données nerveuse et misanthrope. Son partenariat avec un robot nommé Harlan (interprété par Simu Liu) a mené à une guerre meurtrière entre les humains et les machines. Près de trois décennies après ces événements, Lopez se retrouve à chasser Harlan, devenu depuis le premier “terroriste en intelligence artificielle”, aux côtés de Mark Strong et Sterling K Brown.
Lorsque les choses tournent mal, Lopez se transforme en héroïne d’action et doit collaborer avec l’IA qu’elle méprise. Or, ces scènes de rapprochement entre Lopez et Smith, l’intelligence artificielle, sont particulièrement maladroites et embarrassantes. Le script tente en vain d’insuffler de l’humour à ces dialogues, mais le résultat est loin d’être convaincant. Le film, malgré son budget colossal de 100 millions de dollars, peine à susciter l’émerveillement attendu.
La réalisation de Brad Peyton ne parvient pas à élever Atlas au-delà d’une simple imitation télévisée. Le film, qui voudrait nous convaincre d’aimer la technologie, peine à dissiper nos doutes quant à ses effets sur la société. En fin de compte, Atlas n’arrive pas à convaincre pleinement le spectateur de la pertinence de son message.
Source : www.theguardian.com
