Netflix, Max et Prime Video veulent un accès anticipé aux films français

Netflix, Max et Prime Video veulent un accès anticipé aux films français

Alors que les plateformes de streaming comme Netflix, Max et Prime Video cherchent à modifier les règles de diffusion des films en France, des développements récents ont provoqué un bouleversement dans le paysage cinématographique français. Ces discussions surviennent suite à un accord stratégique entre Disney+ et des guildes du cinéma français, qui a permis à Disney+ de réduire son délai d’attente à seulement neuf mois avant de proposer des films en streaming. Ce changement de réglementation pourrait avoir des conséquences majeures non seulement pour les streamers, mais aussi pour l’ensemble de l’industrie cinématographique nationale.

## Netflix et le défi des délais de diffusion

Netflix, leader du streaming en France avec un grand nombre d’abonnés, a signé un accord en 2022 pour réduire son délai d’accès aux films de 36 à 15 mois, tout en s’engageant à investir 20 % de ses recettes françaises dans le contenu local. Cependant, la plateforme milite désormais pour réduire ce délai à 12 mois, sans augmenter son investissement, actuellement évalué à environ 40 millions d’euros par an. Ce retard d’accès s’est révélé problématique, notamment pour la présence de Netflix au Festival de Cannes, qui exige une sortie en salle préalable.

## L’accord clé de Disney+

La semaine dernière, Disney+ a surpris l’industrie en concluant un accord permettant de réduire son délai de diffusion à neuf mois. Cet engagement comprend un investissement significatif de 25 % des ventes annuelles de l’entreprise en France pour soutenir le contenu local, avec un focus particulier sur les films de cinéma. En réussissant à établir cet accord, Disney+ place ses films six mois avant Netflix et huit mois avant Max, Prime Video et Apple.

## Réactions de Canal+ et implications futures

Canal+, jusqu’alors dominant dans le paysage français, a exprimé son mécontentement face à cette nouvelle situation. En raison du nouvel accord, Canal+ est désormais juste trois mois en avance par rapport à Disney+, ce qui affaiblit sa position historique. Son PDG, Maxime Saada, a récemment averti que l’entreprise pourrait réduire ses investissements dans le cinéma français de moitié si les conditions d’accès aux films ne s’amélioraient pas. Cet aveu alerte sur la fragilité du modèle actuel de la production cinématographique en France, déjà à l’épreuve.

## Perspectives d’avenir

Les discussions entre Netflix, Max et Prime Video se poursuivent pour potentiellement Access à des films plus tôt que le délai de 17 mois en vigueur. Ces plateformes semblent prêtes à augmenter leur investissement dans le contenu français pour s’aligner sur le marché. Un porte-parole de Max a assuré que les négociations en cours étaient ouvertes et rationnelles, et l’objectif commun reste de maintenir l’intégrité de l’industrie tout en s’adaptant à un environnement en constante évolution.

En somme, la concurrence accrue entre les plateformes de streaming et les exigences de l’industrie cinématographique française pourraient redéfinir les règles du jeu, tant pour les producteurs que pour les consommateurs. Ce développement marque un tournant significatif dans la manière dont les films sont diffusés en France, et ses implications mériteront d’être suivies de près.

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.