Nouveau coach des Underdoggs révélé aux enfants : analyse

Une comédie oubliable
Le film “The Underdoggs”, mettant en vedette Snoop Dogg dans le rôle d’un athlète à la retraite entraînant une équipe de football, s’inspire de la Snoop Youth Football League, l’organisation réelle qu’il a créée en 2005. Réalisé par Charles Stone III, le film est avant tout un hommage amusant au programme, mais il en résulte un travail souvent oubliable, parfois agressivement perfunctoire.
Une intrigue familière
Snoop incarne Jaycen Jennings, une ancienne star du football américain devenu insupportable, contraint à des travaux d’intérêt général dans sa ville natale après une infraction au code de la route. Lorsqu’il retrouve son ancien amour dont le fils fait partie d’une équipe de football démunie, il décide de devenir l’entraîneur de l’équipe pour améliorer son image publique et reconquérir son ancienne flamme.
Il s’agit d’un scénario familier – un narcissique aigri, en difficulté, contraint par les circonstances à entraîner, et finalement à se connecter avec, un groupe de jeunes démunis – une situation que le film manipule habilement en faisant référence au personnage interprété par Emilio Estevez dans “The Mighty Ducks”. Cependant, le film n’arrive pas à trouver des blagues mémorables ou un véritable cœur pour donner vie à l’histoire. Les enfants dans le film sont tout simplement trop jeunes pour avoir un impact, et Snoop, qui est assez bon en tant qu’acteur, ne possède pas finalement le charisme nécessaire pour élever un scénario paresseux.
Des éclats de rire occasionnels
Au final, le film ne récolte que quelques rires provoqués par Mike Epps dans le rôle de l’éternel pitre malchanceux qu’il joue habituellement, ainsi que le vague souvenir d’autres films ayant exploité cette histoire avec plus de charme.
Rated R pour un langage pervasif, des références sexuelles, la consommation de drogues et un peu d’alcool chez les mineurs. Durée : 1 heure 41 minutes. Disponible sur Prime Video.
Source : www.nytimes.com
