Où regarder les films nominés aux Oscars 2024 : ‘Oppenheimer’, ‘Anatomie d’une chute’, et plus

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Une scène importante

La scène sur laquelle nous nous penchons est une des plus cruciales du film Maestro

Il était essentiel pour moi que dès le début, le personnage féminin se retrouve dans une position de pouvoir. Elle est positionnée sur le rebord de la fenêtre, mise en lumière par un halo, attendant que l’on vienne la réprimander. L’autre personnage, presque comme un chien ayant fait une bêtise, entre dans la pièce et se tient en retrait, presque en dehors du champ de la caméra, avant de s’avancer lentement vers elle. J’ai voulu que cet instant soit imprégné par le bruit joyeux et la fête extérieure pour créer un contraste comique et absurde entre l’atmosphère horrifiante de la scène et l’occasion de célébration à l’extérieur.

Cette scène a été écrite il y a plusieurs années, mais elle a conservé son intégrité jusqu’à ce que nous la tournions cinq ans et demi plus tard.

Un point de rupture

Cette scène marque un tournant dans le film, où tout atteint un point de rupture, spécifiquement pour le personnage de Felicia. Elle s’est mariée en connaissant les comportements de Leonard Bernstein, mais elle atteint maintenant un point où elle n’en peut plus.

Elle exprime toute sa colère envers son mari et lui reproche de ne pas partager la musique avec le public de la manière dont elle était destinée. Elle lui dit qu’il a de la haine dans le cœur et qu’il se sert de sa position sur scène pour montrer leur infériorité. Je voulais que le public comprenne qu’en réalité, Felicia n’avait jamais pu aimer un homme rempli de haine. Mais quand on veut blesser quelqu’un qu’on aime, on vise là où ça fait mal.

Un dernier geste symbolique

La conclusion de la scène, où Felicia quitte son mari au milieu de la dispute pour aller voir le défilé à l’extérieur, m’a toujours paru essentielle. Cela montre l’abandon de son époux, qui se retrouve seul au milieu de l’agitation.

Le film doit donner au spectateur un sentiment d’incertitude, et j’ai été ravi de voir cette idée traduite si fidèlement à l’écran par le travail du directeur de la photographie.

Source : www.nytimes.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.