Plongez dans les meilleurs horreurs de ‘The Twilight Zone’ avec ‘The Vast of Night’

L’histoire captivante de “The Vast of Night” offre une expérience cinématographique inoubliable. Sorti discrètement pendant la pandémie, ce petit bijou de film de science-fiction a su marquer les esprits. Inspiré par des classiques tels que “The Twilight Zone” et “Rencontres du troisième type”, ce long métrage allie habilement science-fiction et horreur. Son ambiance immersive des années 1950, reconstituée avec un budget modeste, sa narration captivante à travers des monologues et des scènes atmosphériques en font un incontournable pour les fans du genre.
Une petite perle méconnue
Au cours de la dernière décennie, de nombreux films de science-fiction fantastiques ont bouleversé notre vision collective du cinéma et redéfini tout le paysage du genre. Mais parfois, des petites perles comme “The Vast of Night” font une grande impression avec très peu de bruit. Sorti en 2020, au cœur de la pandémie de COVID-19, ce film exploite les forces des films d’invasion extraterrestre qui l’ont précédé et se révèle être le film parfait pour son époque. Entre l’imagerie des petites villes des années 50 et les récits inquiétants de rencontres avec des OVNI, on découvre une atmosphère de méfiance à chaque coin de rue. Pour un film tourné en 2016 et ayant fait ses débuts lors de festivals en 2019, on ne pouvait rêver mieux pour une sortie en streaming à l’été 2020. Peut-être l’avez-vous manqué, mais “The Vast of Night” est toujours là, attendant que vous l’allumiez. Si vous êtes fan de “The Twilight Zone”, de “Rencontres du troisième type” et de films à petit budget, arrêtez tout et regardez “The Vast of Night” immédiatement. Ce film est fait pour vous.
Une ambiance à la “Twilight Zone”
“The Vast of Night” est réalisé par Andrew Patterson dans son premier long métrage et met en vedette Sierra McCormick et Jake Horowitz dans les rôles de deux adolescents qui découvrent accidentellement une fréquence radio pouvant indiquer la présence de visiteurs extraterrestres. Bien que l’on puisse techniquement classer le film de Patterson comme de la science-fiction, il comporte des éléments qui le rapprochent étonnamment du genre de l’horreur. Étant donné l’époque recréée par “The Vast of Night”, cela ne devrait pas surprendre, d’autant plus que l’une de ses principales influences, “The Twilight Zone”, adopte une approche similaire mêlant science-fiction et horreur.
Une production maîtrisée avec un budget réduit
“The Vast of Night” débute calmement, nous permettant de faire connaissance avec Fay Crocker (Sierra McCormick) et Everett Sloan (Jake Horowitz), une standardiste et un animateur de radio qui quittent leur match de basketball du lycée pour accomplir leurs tâches nocturnes respectives. Le réalisateur Andrew Patterson ne perd pas de temps pour montrer son talent de cinéaste. Déjà lors de ces premières scènes, il utilise des plans séquences impressionnants pour guider le public à travers le gymnase de l’école et les rues de la ville. Les costumes, les accessoires et les décors sont d’une qualité étonnamment remarquable pour un film à petit budget, selon les dires de Patterson. On pourrait dire que Patterson prend son temps afin d’immerger le public dans cet univers des années 1950, pour mieux nous offrir ensuite l’essentiel de l’histoire. Une fois que Fay et Everett découvrent la mystérieuse fréquence audio, ils contactent leurs auditeurs pour savoir si quelqu’un sait d’où vient ce signal. Les appels affluent alors et les entraînent dans un trou de lapin glaçant, fait de récits d’OVNI racontés par des témoins. C’est là que le film devient vraiment captivant. Les deux personnages se lancent dans une quête pour comprendre ce qui se passe réellement dans leur petite ville, et même si tout semble indiquer la présence d’extraterrestres, ils ne veulent pas se contenter de rumeurs ou d’informations confuses. Après tout, ces histoires qu’ils entendent pourraient avoir une explication rationnelle et raisonnable qui signifierait qu’ils n’ont rien à craindre.
Des monologues inquiétants
Avant de regarder “The Vast of Night”, il faut toutefois ajuster ses attentes. Ce n’est pas un film rempli de scènes terrifiantes d’aliens incompréhensibles. En fait, il crée une grande partie de son atmosphère inquiétante à travers de longs monologues, décrivant des observations d’OVNIs ou des enlèvements d’enfants par des extraterrestres. L’ambiance est renforcée par le fait que le film se déroule entièrement la nuit, avec des rues désertes et peu éclairées. Alors que de nombreux films de science-fiction ont aujourd’hui un gros budget pour donner vie à des histoires intergalactiques, “The Vast of Night” mise sur la simplicité. Avec un scénario exceptionnel, un réalisateur inventif derrière la caméra et un casting fantastique, ce film est une vraie réussite.
Une résonance avec la pandémie
Ce qui rend ce film si intéressant est la manière dont il reflète le monde dans lequel il a été diffusé. Sans surprise, la pandémie de COVID-19 a été une période terrifiante dans nos vies, notamment lors des premiers mois où nous ne savions pas ce qui se passait. Nous ne connaissions pas ce virus, sa durée, comment s’en protéger autrement que par quelques consignes de base, quelles seraient les conséquences pour notre avenir proche et comment cela affecterait notre monde à long terme. Beaucoup d’entre nous savions qu’il fallait prendre cette période au sérieux et suivre les consignes des scientifiques, afin d’être solidaires envers ceux qui étaient touchés par le virus. Fay et Everett, les protagonistes du film, font écho à cette démarche en cherchant à comprendre ce qui se passe dans leur petite ville. Ils écoutent attentivement les témoignages, sans se précipiter à accepter la moindre information distordue ou confuse. Ils veulent savoir la vérité et s’assurer que tout le monde est en sécurité.
En conclusion, “The Vast of Night” est un film de science-fiction captivant qui vous emmène dans une histoire mystérieuse. Avec son ambiance immersive et ses monologues inquiétants, ce film à petit budget est une véritable réussite. Ne laissez pas sa discrétion vous tromper, “The Vast of Night” est un joyau caché qu’il faut absolument découvrir.
Source : collider.com
