Pourquoi l’Avatar de Netflix est un échec en animation

Pourquoi l’Avatar de Netflix est un échec en animation

Découvrez pourquoi l’adaptation en série live action de Netflix de “Avatar: The Last Airbender” laisse à désirer !

Une adaptation qui manque le coche

Depuis quelques années, la tendance à adapter des séries ou des films classiques initialement animés en live action est de plus en plus présente dans l’industrie du divertissement. Disney l’a fait à maintes reprises, et plus récemment, le monde de l’animation japonaise a suivi le mouvement avec des séries telles que One Piece (également adaptée en live action par Netflix). Cependant, force est de constater que ces nouvelles versions de récits bien-aimés ne parviennent jamais vraiment à capturer ce qui rend l’original si attrayant. Et cela s’explique par le fait qu’ils sont animés.

“Avatar: The Last Airbender” incarne parfaitement cette idée, en exploitant pleinement les avantages de l’animation. Netflix, quant à lui, semble avoir du mal à saisir pourquoi l’animation fonctionne si bien.

Un échec dans la compréhension de l’animation

Le problème principal réside dans le fait que les exécutifs d’Hollywood semblent penser que les gens ne se soucient que de l’histoire, reléguant les aspects visuels au second plan. Or, il est indéniable que la narration en trois saisons d’Avatar est l’une des raisons de son succès, mais il importe également de reconnaître son caractère expressif. Prenez par exemple l’Airbending.

Dans une scène où l’air est manipulé, comment rendre visuellement quelque chose d’aussi impalpable que l’air ? C’est un défi en live action. En animation, c’est simple ! L’air peut être représenté par des traits blancs, presque comme des rubans de nuages. La suspension de l’incrédulité du spectateur étant déjà acquise du fait que l’animation permet cette liberté artistique. Malheureusement, dans l’adaptation de Netflix, cette technique ne fonctionne pas vraiment.

De plus, les mouvements des acteurs, surtout lorsqu’ils pratiquent le bending, ne sont pas toujours réussis. On sent qu’ils ne déplacent rien, manquant de poids dans leurs gestes. C’est l’un des écueils de l’utilisation de CGI en live action, une problématique moins présente dans l’animation traditionnelle.

Un casting perfectible

Outre la manipulation des éléments, un autre point décevant de l’adaptation de Netflix réside dans l’interprétation des acteurs. Si certains membres du casting comme Dallas Liu en Prince Zuko et Paul Sun-Hyung Lee en Oncle Iroh s’en sortent plutôt bien, le trio principal, Aang, Katara et Sokka, reste en retrait. Les personnages animés avaient la capacité d’exprimer des émotions exagérées, renforçant ainsi l’aspect comique de la série, ce que les acteurs réels ne parviennent pas à reproduire de façon convaincante.

Le charme des personnages principaux est amoindri dans cette nouvelle version, car leur essence est intrinsèquement liée au style d’animation. En réalité, ces personnages étaient conçus pour évoluer à l’écran de manière exagérée et dynamique, une caractéristique perdue dans la traduction live action de Netflix.

En conclusion, l’adaptation de Netflix d’Avatar: The Last Airbender est globalement en-deçà de l’original, altérant certains éléments et rendant d’autres simplement fades. Bien que la série rencontre un franc succès, il est difficile de ne pas faire de comparaison avec l’œuvre originale qui est également disponible sur Netflix. Espérons que l’équipe derrière cette adaptation saura tirer des leçons de cette première saison pour proposer quelque chose de plus authentique dans le futur.

Source : www.vg247.com

Avatar photo

Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.