Réalisateur film Netflix cherchait à surprendre – The Hollywood Reporter

Reptile : le thriller criminel qui captive des millions de spectateurs sur Netflix
Depuis sa sortie il y a deux semaines, Reptile, réalisé par Grant Singer, est resté en tête des classements de films de Netflix, comptant déjà 19,9 millions de vues et ce chiffre augmente encore. Ce thriller criminel au casting de haut vol mené par Benicio Del Toro marque les débuts de Singer en tant que réalisateur de long-métrage après près d’une décennie à réaliser des clips musicaux inventifs pour des artistes tels que The Weeknd, Lorde et Ariana Grande. Le film raconte l’histoire du détective Tom Nichols, interprété par Del Toro, alors qu’il enquête sur le meurtre d’un agent immobilier (Matilda Lutz) et découvre un réseau de corruption complexe au sein de sa nouvelle communauté dans le Maine.
Une intrigue captivante pour un public avide de thrillers politiques
Dans un contexte où les drames criminels et les mystères liés aux meurtres restent extrêmement populaires, en particulier sur Netflix, Singer, avec l’aide de ses co-scénaristes Benjamin Brewer et Del Toro lui-même, savait qu’il devait travailler dur pour surprendre les spectateurs. “Les spectateurs sont maintenant très avertis en ce qui concerne ces histoires, car il y a eu tellement de grands thrillers et de mystères de ce genre”, déclare Singer à The Hollywood Reporter. “C’est un peu comme si vous jouiez au poker avec des gens très intelligents qui peuvent lire votre jeu. Nous avons donc essayé de créer un portrait plus complexe de cette relation, ainsi que de ces personnages.”
Du clip musical au long-métrage : un parcours inspirant pour Grant Singer
Avant de faire ses débuts en tant que réalisateur de films, Grant Singer s’est d’abord fait connaître dans le monde de la musique avec des clips ambitieux pour des artistes tels que The Weeknd et Skrillex. C’est grâce à ces expériences enrichissantes et à son envie d’explorer de nouveaux horizons créatifs qu’il s’est senti prêt à faire le grand saut vers le cinéma : “Ce sont ces clips musicaux ambitieux qui m’ont permis de gagner en expérience et de me préparer à réaliser des films. J’ai eu l’impression de me lancer dans quelque chose de plus grand. Avec la bonne opportunité, je pouvais enfin me lancer et réaliser des longs-métrages.”
Une collaboration fructueuse avec Benicio Del Toro
La présence de Benicio Del Toro dans le film a permis une collaboration riche et inspirante. Initialement intéressé par le projet, Del Toro s’est impliqué dès les premières étapes du processus d’écriture : “Nous nous sommes rencontrés et il voulait s’impliquer dans le film, mais il n’était pas officiellement attaché au projet à ce stade. Nous avons commencé à travailler sur le scénario et à échanger des idées. L’histoire a évolué et nous avons approfondi le personnage de Benicio, ainsi que les autres personnages. C’était une collaboration très enrichissante et inspirante, et cela nous a amenés naturellement à l’écriture du scénario ensemble.”
Les talents d’acteur de Benicio Del Toro
Benicio Del Toro est connu pour sa capacité à exprimer des émotions complexes sans même prononcer un mot. Grant Singer a donc décidé de mettre en valeur cet aspect en capturant de nombreux gros plans de l’acteur : “J’ai tendance à filmer les choses de manière très graphique. Mon instinct est de créer des compositions visuelles qui peuvent attirer l’attention sur la caméra. Mais si je fais cela trop souvent, le spectateur devient trop conscient de la réalisation et de la présence du réalisateur, ce qui peut entraver son immersion dans l’histoire. Les gros plans permettent de contrebalancer cela. Benicio est tellement merveilleux dans sa façon de s’exprimer sans dire un mot, et j’ai réalisé que ces gros plans pouvaient raconter l’histoire de nombreuses façons sans avoir à utiliser de dialogues.”
Une approche minimaliste des prises de vue
Contrairement à d’autres réalisateurs, Singer préfère un nombre limité de prises de vue pour chaque scène. Il estime qu’au-delà de sept prises, l’authenticité des performances peut se perdre : “Nous n’avons pas fait beaucoup de prises, généralement pas plus de sept. Il est possible que je ne me souvienne pas exactement du nombre car je suis plus concentré sur la façon dont la scène se déroule plutôt que sur le numéro de la prise. Ce qui est important, c’est de saisir l’instant présent et de ressentir l’émotion de la scène. Lorsque je regarde les prises en post-production, je découvre parfois des détails que je n’avais pas remarqués en temps réel. Finalement, le nombre limité de prises que nous avons tournées montre que je m’éloigne de l’étiquette “à la Fincher”.”
Une idée de Benicio Del Toro : réunir les acteurs d'”Excess Baggage”
La réunion des acteurs Benicio Del Toro et Alicia Silverstone, qui avaient déjà partagé l’affiche dans le film de 1997 “Excess Baggage”, n’était pas une initiative de Grant Singer, mais bien une idée de Del Toro lui-même : “C’était Benicio qui a eu cette idée. Nous en avons discuté…”
Source : www.hollywoodreporter.com
