Rencontres, drogues et un chameau enragé

Un réalisateur émergent
Meshal Al Jaser, un jeune réalisateur saoudien, fait parler de lui avec son tout premier long métrage « Naga ». Produit par la célèbre société de production saoudienne Telfaz11 en collaboration avec Netflix, ce film marque la première sélection d’un film saoudien pour le programme Midnight Madness de Toronto. Actuellement, le film a sa première nationale au prestigieux Festival du Film de la Mer Rouge à Djeddah.
La genèse de « Naga »
Meshal Al Jaser a commencé à faire des films dès l’âge de 17 ans, pendant l’interdiction levée du cinéma en Arabie Saoudite. Il a dirigé une célèbre chaîne YouTube nommée « Folaim » qui a récolté plus de 200 millions de vues. En 2017, lorsque l’Arabie Saoudite a relancé son industrie cinématographique et a levé l’interdiction des salles de cinéma, il a été choisi pour représenter cette nouvelle industrie avec son film « Is Sumyati Going to Hell ? », qui a été acquis par Netflix. Son court métrage de romance de science-fiction absurde, « Arabian Alien », a été montré pour la première fois à Sundance 2020 et a remporté un prix du jury.
Un film audacieux
Pour son film « Naga », Al Jaser s’est inspiré de l’expérience de sa jeunesse en Arabie Saoudite. Il souhaitait mettre en scène une histoire sur la sous-culture du dating saoudien, avec une touche de comédie et de thriller. Le film, qui raconte les péripéties d’une jeune femme nommée Sara qui doit rentrer chez elle avant le couvre-feu imposé par son père, mêle habilement plusieurs genres cinématographiques.
Une esthétique visuelle particulière
La cinématographie du film est travaillée de manière à mettre en avant la psychologie des personnages et à les placer au cœur de l’action. Chaque mouvement de caméra a été soigneusement pensé pour refléter ce que les personnages traversent, offrant ainsi une expérience visuelle riche.
Source : variety.com
