Rogers sécurise un accord NHL et vise un nouveau sublicenciement de streaming

Récemment, la LNH a conclu un contrat de 12 ans d’une valeur de 7,7 milliards de dollars avec Rogers, consolidant ses droits médiatiques à l’échelle nationale, englobant la télévision, le numérique et le streaming. Toutefois, cette collaboration ne semble pas exclure à terme la possibilité d’accords de sous-licence, notamment avec des acteurs majeurs comme Amazon Prime Video, qui diffuse déjà des matchs de la LNH au Canada. Cette évolution du paysage médiatique soulève des enjeux importants pour les fans de hockey et les abonnés de Sportsnet.
## Un partenariat stratégique entre Rogers et la LNH
L’accord de Rogers avec la LNH est sans précédent, garantissant la diffusion des matchs de hockey à une époque où l’intérêt pour le sport ne cesse de croître au Canada. Le président et PDG de Rogers, Tony Staffieri, a évoqué une forte probabilité de développer des accords de sous-licence, soulignant le succès des collaborations passées avec Amazon. Ces accords pourraient potentiellement étendre la portée de la LNH et attirer encore plus de spectateurs.
### L’impact du hockey sur les audiences canadiennes
La popularité de la LNH est indéniable, représentant plus de la moitié des 100 programmes les plus regardés annuellement au Canada. Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a déclaré que la ligue dominait les classements, surtout durant les soirées de playoffs, où elle se classe régulièrement parmi les programmes les plus regardés. Ce succès immense rend attractif un partenariat pour d’autres diffuseurs.
## Les enjeux financiers de l’accord
Le nouvel accord coûte à Rogers plus du double du précédent contrat, mais Staffieri reste confiant quant à la rentabilité future. Il souligne que la croissance de l’audience, qui a augmenté de 50 % au cours de la dernière décennie, devrait assurer des revenus stables grâce à la publicité, aux abonnements et aux sous-licences. La stratégie de Rogers semble s’orienter vers la maximisation de l’audience pour garantir la viabilité économique de l’accord signé avec la LNH.
### La continuité des partenariats avec le CBC
Malgré ce nouvel accord, Rogers confirme qu’il prévoit de maintenir sa collaboration avec le CBC pour la diffusion de l’émission emblématique “Hockey Night in Canada”, un partenariat qui existe depuis 1952. Colette Watson, présidente de Rogers Sports et Médias, a indiqué que des discussions sur la pérennité de cette relation seraient envisagées au cours des 18 mois à venir.
## Le contexte économique et politique
Dans un climat économique incertain, marqué par des tensions entre le Canada et les États-Unis, Bettman et Staffieri ont exprimé leur optimisme quant à l’avenir de leur partenariat. Les deux dirigeants espèrent surmonter les défis posés par l’évolution des tarifs et se concentrent sur l’objectif de rendre le hockey accessible à un public le plus large possible. Les perspectives économiques pour les 12 prochaines années semblent prometteuses, selon leurs déclarations.
En résumé, cet accord monumental entre la LNH et Rogers non seulement sécurise l’avenir immédiat du hockey au Canada, mais ouvre également la porte à de nouvelles opportunités de diffusion, une dynamique qui pourrait redéfinir le paysage médiatique canadien dans les années à venir.
