Seul : une émission de survie incroyablement dangereuse où vous risquez de vous faire dévorer par un ours | Télévision & radio

Prêt pour une aventure télévisuelle à suspens où les participants risquent à tout moment de se faire dévorer par des animaux sauvages ? C’est ce que propose Alone, une émission de téléréalité diffusée sur Channel 4. Si cela ne vous donne pas envie de regarder, je ne sais pas ce qui le fera. Imaginez un scénario où un participant s’exclame : “Merde, est-ce un ours ?”, où un autre avoue : “Je ne pensais pas que ce serait si difficile”, puis où ils commencent à avoir tellement faim qu’ils essayent de manger un brin d’herbe. Et tout cela se répète inlassablement, prévisible et pourtant captivant.

Un concept bien établi

Ce format d’émission est bien connu aux États-Unis, où il y a déjà eu 10 saisons, dont la plupart sont disponibles sur différents services de streaming en Europe. Alone est une émission de survie, mais sans la camaraderie superficielle présente dans celles où les gens sont forcés de s’entraider pour construire un radeau à partir de rondins et de fil dentaire. Ici, 11 personnes passionnées par la nature ou désireuses de sortir de leur routine quotidienne – bien que les plus pragmatiques d’entre nous pourraient suggérer un stage de poterie comme alternative moins extrême – acceptent d’être lâchées à des kilomètres les unes des autres dans une nature hostile. Pour ses débuts au Royaume-Uni, les participants doivent survivre dans les contrées de l’Arctique canadien, sans nourriture ni eau, avec seulement 10 objets choisis pour les aider. Celui qui tiendra le plus longtemps remportera 100 000 livres. Les téléspectateurs en auront donc pour leur argent. Certains participants abandonnent en quelques heures, tandis que d’autres endurent pendant une période incroyablement longue. Le record aux États-Unis est de 100 jours.

Kian en Alone.

Pour maintenir l’aspect “alone” d’Alone, les participants doivent se filmer eux-mêmes, ce qui entraîne beaucoup de discussions sur les choses qu’ils ont manquées à l’écran lorsqu’ils se taillaient une brosse à dents en bois. L’ensemble donne l’impression d’avoir été filmé par un enfant laissé en liberté avec une caméra lors d’un mariage des années 90. Après le coucher du soleil, nous entrons dans la nuit vision Blair Witch, car personne ne peut dormir, trop occupé à chuchoter “oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu” en entendant des craquements et des souffles lourds. C’est incroyablement tendu.

La survie à tout prix

Je serais curieux de lire le formulaire de décharge. Cela semble définitivement plus dangereux que Dancing on Ice. Il y a des ours qui se promènent à côté des abris en bâche fragile construits par les participants. J’ai entendu pour la première fois le terme “Ziploc pour les ours” dans l’émission Race Across the World, et cela ne fait que renforcer l’image d’un buffet pour les humains. Il y a des loups et des orignaux, que je pensais être de la taille d’un cerf mais qui se révèlent être les videurs des boîtes de nuit de la nature canadienne, massifs et imposants. Il y a le feu, des objets tranchants, déshydratation, la faim, la désorientation et la détresse de se retrouver seul. Les participants cherchent moins à vivre en harmonie avec la nature qu’à en faire leur colocataire, pour se rendre compte que celle-ci ne s’intéresse pas particulièrement aux règles de la maison.

Le potentiel d’arrogance est énorme et se manifeste rapidement. Bien qu’il existe des objections évidentes à l’idée de lâcher des êtres humains dans un environnement sauvage et de leur demander d’interagir avec celui-ci pour divertir la télévision, on espère que l’émission parviendra à équilibrer cela en soulignant fréquemment la beauté et la force étonnante de la nature, ainsi que son indifférence envers les interlopes humains pathétiques. Les participants découvrent rapidement que regarder un expert en bushcraft sur YouTube n’est pas la même chose que de devoir s’essuyer les fesses avec une pierre en espérant qu’un poisson tombe par hasard sur un bâton aiguisé. Nous avons tendance à idéaliser la vie en harmonie avec la nature, mais cela nous rappelle qu’à l’époque où nous devions vivre de la sorte, notre espérance de vie ne dépassait pas 30 ans.

Ayant regardé plus d’Alone que nécessaire, je me suis demandé si cela serait différent avec des participants britanniques. L’arrogance et la certitude que l’homme conquerra tout ne sont peut-être pas aussi prononcées, mais le concept reste le même. Il s’avère qu’Alone ne peut suivre qu’un nombre limité d’histoires – blessure, faim, déclin mental et la nécessaire diminution de l’ego – mais cela me réconforte. Cela rappelle que la nature n’est pas là pour être conquise par un instructeur de natation sauvage, un cadre en relations publiques ou un ancien coach de vie, mais qu’au mieux, elle peut être respectée en silence pendant une courte période. Alone est mon Love Island à moi, et je l’adore.

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Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.