Simone Biles : un documentaire éblouissant sur l’icône mondiale

Simone Biles Rising : un regard en profondeur sur la mégastar
Le nouveau docuseries de Netflix, Simone Biles Rising, plonge dans la vie de la plus grande gymnaste de l’histoire. Dans une salle d’amis qu’elle visite rarement, vêtue d’un sweat à capuche noir et d’un jean avec une simple queue de cheval basse, Biles ouvre ce qu’elle appelle son “placard olympique interdit”. Des centaines d’objets non utilisés des Jeux de Tokyo, ce spectacle maudit de trois ans plus tôt, y sont entassés de manière désordonnée.
On y trouve un masque pandémique émis par l’équipe américaine que Biles appelle le “musellement du chien COVID”; des épingles à échanger de l’équipe américaine, jamais échangées (“parce que j’étais de mauvaise humeur”); des tenues Ralph Lauren pour les cérémonies d’ouverture et de clôture, probablement hideuses mais toujours dans leurs sacs; un billet d’embarquement de Los Angeles à Tokyo. Et peut-être le plus douloureux de tous : son dossard de compétition (No. 392), du papier que les gymnastes d’élite internationaux doivent encore, dans les années 2020, fixer avec des épingles de sûreté sur le dos des léotards personnalisés de 5000 $. C’est le numéro (et le léotard) que Biles portait dans les finales par équipes de Tokyo lorsqu’elle a fait le saut de cheval qui a tout changé. “Je m’asseyais juste ici et pleurais et pleurais et pleurais”, dit Biles dans l’émission, “demandais à Dieu pourquoi cela m’était arrivé”.
Son retour après une crise de santé mentale publique
Après une brève et passionnée mise au point à ses trois coéquipières (Jordan Chiles, Grace McCallum et Suni Lee), Biles s’est rapidement retirée du reste de la compétition, ne participant finalement qu’à une seule épreuve restante à Tokyo. Rising détaille les conséquences de ce moment, mais ce n’est que marginalement un documentaire sur la gymnastique. Ce qu’il révèle, plus que tout, c’est un portrait étonnamment universel d’une athlète inégalée — et, plus important encore, d’un être humain — contraint de subir une crise de santé mentale devant le monde entier.
L’équipage de caméra qui suit la GOAT depuis avant Tokyo a capturé une quantité incroyable d’audio et de vidéo de haute qualité et révélatrices. Ils ont obtenu cette mise au point (“Je vous aime, mais vous allez bien vous en sortir”) et l’aveu de Biles immédiatement après ce saut que le vertige dangereux appelé trompeusement les “twisties” signifiait qu’elle ne pouvait plus concourir (“Je ne veux pas faire quelque chose de stupide”). Ils ont également capturé les images déchirantes de la famille de Biles, chez elle au Texas, regardant son rêve se briser en temps réel.
Une lutte pour la santé mentale
Le documentaire montre avec force ce que le retour de Biles aux Jeux olympiques signifie vraiment. Une fois que nous comprenons dans quelle mesure la période avant et après Tokyo l’a brisée, sa montée depuis lors devient plus qu’un miracle de gymnastique pour ceux d’entre nous qui apprécient de regarder une athlète prodigieuse. L’histoire de Biles dans la série est une publicité dynamique pour des soins complets en santé mentale, et un rappel que les maladies et handicaps invisibles portent encore une stigmatisation suffisamment puissante pour ébranler les meilleurs d’entre nous.
Source : slate.com
