Suspension de deux responsables pénitentiaires nigérians pour des allégations de corruption liées à Bobrisky

Deux hauts responsables des prisons nigérianes ont été suspendus à la suite d’allégations de corruption impliquant la célèbre personnalité transgenre Bobrisky. Ces développements font suite à des accusations portées par le influenceur des médias sociaux Martins Otse, également connu sous le nom de VeryDarkMan, qui affirme que des responsables de la lutte contre la corruption ont été soudoyés pour abandonner des charges de blanchiment d’argent contre Bobrisky. Bien que cette dernière ait rejeté les allégations, les enquêteurs ont été mandatés pour faire la lumière sur ce scandale.
## Suspension des responsables des prisons
Le Service correctionnel nigérian (NCoS) et la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) ont annoncé la suspension de deux fonctionnaires de la prison en lien avec les allégations de pot-de-vin. Cette décision fait suite à la diffusion d’une vidéo virale, que Bobrisky a qualifiée de “fausse”, où une personne, présentée comme étant Bobrisky, prétend avoir versé 9 000 dollars (environ 7 000 livres sterling) à des agents de l’EFCC pour obtenir l’annulation des accusations de blanchiment d’argent.
## Les accusations de blanchiment d’argent
Bobrisky, de son vrai nom Idris Okuneye, a purgé une peine de six mois pour abus de naira, la monnaie locale, et a été libérée le mois dernier. Malgré la radiation des charges de blanchiment d’argent par un tribunal, le climat de méfiance persiste. L’année dernière, le Nigeria a été classé 145ème sur 180 pays dans l’indice des perceptions de la corruption de Transparency International, où la corruption est souvent attribuée à des pratiques répandues au sein des administrations publiques.
## Réactions et enquête
La suspension des deux prisonniers a suscité une large indignation dans le pays, soulignant la gravité des accusations de corruption dans les institutions. Le Conseil de la défense civile, correctionnelle, des incendies et de l’immigration a indiqué que cette suspension vise à permettre une enquête approfondie et que les résultats seront rendus publics une fois terminés. Parallèlement, deux autres responsables des prisons ont également été suspendus pour des accusations distinctes.
Dans un message publié sur Instagram, Bobrisky a vigoureusement nié les allégations, affirmant : « Je n’ai payé aucun agent de l’EFCC, ce qui est un très gros mensonge. J’ai purgé ma peine intégralement et je suis sortie. »
Cette affaire met en lumière les défis persistants de la corruption au Nigeria et soulève des questions sur l’efficacité des institutions gouvernementales face à ce fléau. Les enquêtes en cours pourraient potentiellement aboutir à des réformes dans le système correctionnel nigérian et au-delà.
