“The Boys”: Une critique acerbe de la politique actuelle et des dérives autoritaires.

“The Boys”: Une critique acerbe de la politique actuelle et des dérives autoritaires.

“The Boys” : une série TV politique et satirique

“The Boys” ne fait pas dans la dentelle pour établir des parallèles avec la politique actuelle et l’ancien président Donald J. Trump en particulier. La nouvelle saison s’ouvre la nuit d’une élection présidentielle, l’intrigue se développant en direction de la certification des grands électeurs le 6 janvier. Homelander est en procès (pour avoir assassiné un manifestant anti-supe) et diffuse des publicités pour un fonds de défense juridique qui demande de l’aide contre “son adversaire le plus coriace à ce jour : notre système juridique corrompu”.

Ses partisans accusent ses détracteurs de pédophilie. Son procès attire des manifestations qui dégénèrent en violence, et il dit à ses partisans turbulents : “Vous êtes tous des gens très spéciaux.” Il pourrait brûler quelqu’un avec sa vision laser en plein milieu de la Cinquième Avenue sans perdre aucun soutien.

Après le 11 septembre, des séries comme “24” et “Homeland” ont abordé la menace du terrorisme et la moralité de la réponse à celle-ci. Aujourd’hui, avec la montée des autoritaires illibéraux dans le monde entier et les éloges de politiciens américains et de personnalités des médias, la menace pour la démocratie est un sujet tout aussi pertinent.

Une satire de super-héros pour capturer le totalitarisme

La réduction de la démocratie est plus difficile à dramatiser à la télévision qu’une bombe à retardement. Le terme “fascisme” lui-même est non seulement chargé, mais aussi nébuleux. C’est peut-être ce qui rend une satire de super-héros appropriée pour le capturer. “The Boys” n’est pas un traité ; c’est une ambiance. Il communique sur un niveau instinctif, viscéral, pas à travers des dialogues politiques à la “A la Maison-Blanche”.

C’est avant tout un divertissement cru et joyeusement dégoûtant, allant jusqu’à la violence et la comédie noire, les orgies de super-héros et le sexe avec une pieuvre. La série n’essaie pas de définir de manière explicite le fascisme ; elle plonge simplement son poing à travers votre poitrine et fait confiance au fait que vous comprendrez le message.

Les fascistes ont longtemps été associés aux super-héros, fournissant une source fiable de méchants pour des récits patriotiques depuis que Captain America a frappé Hitler. L’univers Marvel a plus récemment utilisé l’organisation Hydra, à la manière des nazis, comme principal vilain.

Source : www.nytimes.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.