“Thelma the Unicorn” : Une comédie acide sur l’industrie de la musique pop

“Thelma the Unicorn” : Une comédie acide sur l’industrie de la musique pop

Réécriture de l’article sur la série TV “Thelma the Unicorn”

Plus proche dans son ton des séries pour adultes comme “BoJack Horseman” que des franchises fades de “Sing” d’Illumination, “Thelma the Unicorn” de Netflix évite de tomber dans l’originalité grâce à des touches d’humour acide et à une pléthore de personnages loufoques. Cette fable colorée, adaptée du livre pour enfants populaire de 2015 d’Aaron Blabey, met en scène un poney femelle poursuivant la gloire musicale déguisée en créature magique cornue. En changeant d’identité pour poursuivre ses ambitions, Thelma se trahit elle-même et ceux qui la connaissent vraiment.

Les réalisateurs et la distribution

Cette adaptation marque les débuts en long métrage animé des co-réalisateurs Jared Hess et Lynn Wang. Hess, surtout connu pour avoir co-écrit et réalisé le succès indépendant de 2004 “Napoleon Dynamite”, a reçu une nomination aux Oscars cette année pour le court métrage animé artisanal “Ninety-Five Senses” sur un condamné à mort. Il partage cette accolade avec sa femme et collaboratrice de longue date, Jerusha Hess (également sa co-scénariste sur “Thelma”). Ce travail honoré est un univers très éloigné de celui où les humains coexistent avec des animaux qui parlent.

Alice
Brittany Howard, ancienne chanteuse du groupe Alabama Shakes, prête sa voix à l’héroïne chantante en proie aux doutes. Il y a une dissonance attrayante entre l’apparence du petit poney et les talents vocaux puissants de la chanteuse, qui semblent mieux adaptés à des ballades rock soul que à de la pop insipide. La voix prenante de Howard exprime que peu importe l’apparence physique de Thelma, c’est son talent qui devrait attirer l’attention du public.

Une série avec des personnages excentriques

Une des divergences clés par rapport au matériel source est le design de Thelma, qui semble avoir été inspiré par les cheveux et la personnalité de Howard. Bien que les animaux de ce monde ne soient pas soumis aux humains, Thelma travaille encore dans une ferme aux côtés de ses amis ânes fidèles et membres du groupe Otis (Will Forte) et Reggie (Jon Heder).

Le trio forme un groupe, les Rusty Buckets, qui n’a pas réussi à se qualifier pour un grand festival de musique. Leur chance pourrait cependant tourner lorsque Thelma devient une sensation du jour au lendemain. Dès qu’elle se transforme par chance en une licorne rose pailletée avec une carotte pour corne, on peut immédiatement supposer que le climax tournera autour de la divulgation de son secret. Une vidéo virale (les animaux ont des téléphones portables ici, même s’ils marchent à quatre pattes et n’ont aucun moyen de les ranger) convainc Vic Diamond (Jemaine Clement), un manager sans scrupules qui ressemble à un personnage tout droit des années 1970, de poursuivre Thelma et de la transformer en son prochain succès lucratif.

Conclusion

En somme, “Thelma the Unicorn” offre une vision satirique et humoristique de l’industrie de la musique, tout en conservant une dose d’excentricité et de drôlerie. Malgré des ressemblances visuelles avec d’autres projets d’animation informatique, la série se démarque par ses dialogues et ses personnages extravagants. Une série à découvrir pour les amateurs de comédies décalées et de critiques humoristiques.

Source : variety.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.