Une série TV étend le court-métrage oscarisé ‘Young Love’

Après avoir remporté un Oscar en 2023 pour “Hair Love”, un court métrage animé de six minutes racontant l’histoire d’un père noir apprenant à coiffer les cheveux de sa fille avant de rendre visite à sa mère atteinte de cancer à l’hôpital, Matthew A. Cherry revient avec “Young Love”, une nouvelle série dérivée qui met à l’honneur la parentalité noire.
Une série centrée autour de parents milléniaux noirs
Située deux mois après les événements du court métrage, la sitcom animée suit la famille éponyme – Angela Young, coiffeuse spécialisée dans les cheveux naturels et vlogueuse (interprétée par Issa Rae), dont le cancer est en rémission ; Stephen Love, producteur de musique (Scott Mescudi alias Kid Cudi) ; et leur fille très spirituelle Zuri Young-Love (Brooke Monroe Conaway) – alors qu’ils naviguent entre les hauts et les bas de leur vie personnelle et professionnelle dans la ville natale de Cherry, Chicago.
La série met également en scène les parents d’Angela, Gigi et Russell, interprétés par Loretta Devine et Harry Lennix, ainsi que des invités tels que Tamar Braxton, Sheryl Lee Ralph et Debra Wilson.
Une leçon de vie pour les parents
L’une des plus grandes leçons que Cherry a voulu transmettre avec “Hair Love” était d’écouter ses enfants. Dans “Young Love”, il a veillé à ce que les enfants, et notamment Zuri, soient pris au sérieux et puissent exprimer leurs grandes idées, leurs objectifs et leurs rêves, tout en utilisant leur imagination.
En développant le monde qu’il avait introduit dans le court métrage, Cherry et son équipe créative ont cherché à créer une série télévisée qui puisse plaire à différentes générations. En insistant sur les parents et les grands-parents, on peut voir comment trois générations différentes abordent les mêmes problèmes.
Des sujets d’actualité abordés
Le processus de création de l’animation étant long, les écrivains et producteurs de “Young Love” ont pu explorer des sujets plus larges tels que les rôles de genre, la masculinité, la gentrification, le sans-abrisme, la justice raciale et l’appropriation et l’exploitation de la culture noire.
Cherry reconnaît que l’industrie du divertissement a fait des progrès significatifs en matière de représentation noire à l’écran, mais qu’il existe encore une disparité de talent dans les coulisses. Il souligne l’importance d’avoir des personnes représentatives dans tous les domaines de l’industrie pour permettre à des projets noirs de s’épanouir et d’être compris et promus de manière adéquate.
Les projets dirigés par des personnes noires doivent souvent compter sur le bouche-à-oreille ou sur leurs propres talents pour promouvoir leur travail sur les réseaux sociaux, car certaines équipes de marketing ne sont pas prêtes à investir massivement dans des campagnes promotionnelles.
Un avenir prometteur
Cherry espère que “Young Love” pourra bénéficier du même soutien et du même traitement que n’importe quelle autre série, afin de permettre à celle-ci de trouver son public et de réussir. Il souligne également l’importance de continuer à demander une plus grande représentation et de faire entendre les besoins des créateurs noirs dans l’industrie du divertissement.
En fin de compte, la série vise à montrer que nous ne sommes pas si différents les uns des autres et à créer de l’empathie pour des groupes en dehors de notre propre groupe, tout en apprenant de nouvelles choses.
Source : www.nbcnews.com
