Yao Chen incarne Mortal dans un drame inspiré de la déesse marine

La superstar chinoise Yao Chen prend les rênes de sa société de production, Bad Rabbit Pictures, pour lancer une série limitée de télévision en format court centrée sur Mazu, la légendaire déesse de la mer. Ce projet ambitieux, inspiré de drames britanniques compacts, mettra en avant Yao dans un rôle secondaire, représentant une femme contemporaine confrontée à des angoisses liées à l’âge, tout en travaillant pour la déesse. Cette initiative marque un tournant crucial pour Yao Chen qui continue de renforcer sa présence internationale dans le secteur cinématographique.
## Une série qui allie modernité et spiritualité
Bad Rabbit Pictures, la société de production fondée par Yao, annonce des projets prometteurs, notamment deux films qui seront présentés au Festival du film de Berlin : “Living the Land” de Huo Meng et “Village Rockstars 2” de Rima Das. Yao souligne que, bien que ces films paraissent différents à première vue, ils partagent une essence spirituelle qui explore les liens entre le monde naturel, humain et spirituel. “Fujian, ma province natale, possède une écologie sociale unique où la nature, les humains et les dieux cohabitent”, déclare-t-elle, précisant que la série vise à rendre la spiritualité traditionnelle accessible à un public moderne.
### Yao Chen : une artiste engagée
Yao Chen n’est pas seulement une actrice populaire, mais également une productrice engagée qui met en avant des récits sociaux et des perspectives de femmes à travers ses projets. Réputée pour ses performances percutantes, Yao a su combiner sa carrière d’actrice à une production consciente, initiant des projets qui résonnent avec des expériences souvent négligées. Son expérience en tant qu’Ambassadrice de bonne volonté pour l’Agence des réfugiés de l’ONU l’a également plongée dans les enjeux humanitaires, une préoccupation qui transparaît dans ses œuvres.
### Les défis du cinéma indépendant
Bien que Bad Rabbit Pictures ait su se faire une place, Yao reconnaît les défis que doit relever le cinéma d’auteur dans un marché en mutation. “Après les années COVID, les possibilités de développement se sont réduites”, admet-elle, tout en observant que des films à succès récents ont ravivé l’espoir au sein de l’industrie cinématographique chinoise. Cependant, les financiers demeurent conservateurs, en particulier envers les projets arthouse.
### Œuvrer pour l’égalité des genres
Pour Yao, le fait de produire et d’agir sont “deux faces d’un même tout”. Elle utilise son succès pour promouvoir de nouveaux talents, en particulier ceux issus de la création féminine, souvent sous-représentés par rapport à leurs homologues masculins. En unissant ses forces à celles de créatrices émergentes, Yao cherche à ouvrir des portes et à créer des opportunités sur le marché.
À travers ces initiatives, Yao Chen s’affirme non seulement comme une figure centrale du cinéma chinois, mais également comme une voix forte pour la diversité et l’inclusion, tant devant que derrière la caméra. La sortie de sa série sur Mazu ainsi que les films à Berlin témoigne de son engagement à enrichir le paysage cinématographique.
