Acteurs coréens de Netflix exigent meilleur salaire, la compagnie refuse négociations avec leur syndicat.

Acteurs coréens de Netflix exigent meilleur salaire, la compagnie refuse négociations avec leur syndicat.

Titre : La lutte des acteurs sud-coréens pour une juste rémunération de Netflix

Introduction :
Découvrez comment les acteurs sud-coréens se mobilisent pour obtenir une meilleure rémunération de la part de Netflix, une entreprise qui a réussi à s’imposer dans le pays mais qui ne semble pas faire preuve de transparence envers les artistes locaux. Malgré le succès des séries originales de Netflix en Corée du Sud, les acteurs soutiennent que la société ne leur verse pas de redevances, une situation qu’ils jugent inacceptable. Plongez dans les coulisses de ce conflit qui oppose les acteurs sud-coréens à un géant du streaming.

Partie 1 : L’absence de communication entre Netflix et les acteurs sud-coréens
Sous-titre : La difficulté de contacter Netflix en Corée du Sud

Lorsque le syndicat des acteurs coréens a appris la grève de SAG-AFTRA mi-juillet, Song Chang-gon, un acteur de 51 ans et président actuel de l’Union des acteurs de la radiodiffusion coréenne, attendait toujours une réponse de Netflix. Cependant, il était difficile de contacter l’entreprise, dont le numéro de téléphone en Corée du Sud n’était pas répertorié sur les sites habituels. Malgré tout, Song avait réussi à obtenir le numéro personnel d’un responsable de Netflix Corée plusieurs mois auparavant. Mécontent du fait que la société ne payait pas les acteurs sud-coréens des redevances, une forme de royalties versées aux talents crédités lorsque la série est réutilisée après sa première diffusion, il a laissé plusieurs appels et messages. La situation lui semblait absurde, étant donné l’importante présence de Netflix en Corée du Sud.

Partie 2 : Les revendications du syndicat des acteurs
Sous-titre : Une rémunération plus équitable pour les acteurs sud-coréens

Le syndicat des acteurs, rejoignant les préoccupations similaires des écrivains et des travailleurs de la production sud-coréens, affirme que Netflix profite depuis longtemps d’un système qui sous-paie les acteurs de soutien et estime qu’une meilleure rémunération est depuis longtemps nécessaire. Netflix a récemment annoncé qu’il investirait 2,5 milliards de dollars supplémentaires pour acquérir du contenu coréen au cours des prochaines années, mais a décliné la demande du syndicat de rencontrer les acteurs pour discuter de la question des redevances. Alors que les réseaux de télévision coréens externalisent de plus en plus leur production de la même manière, ils continuent de s’engager avec le syndicat des acteurs et de payer les redevances. Les autres plateformes de streaming coréennes, telles que Tving ou Wavve, ont également rencontré l’association des droits des acteurs pour aborder cette question. Le syndicat estime que Netflix, qui bénéficie de l’infrastructure de diffusion et de contenu du pays, a une obligation de les rencontrer.

Partie 3 : Netflix, un acteur majeur en Corée du Sud
Sous-titre : L’influence croissante de Netflix dans l’industrie sud-coréenne du divertissement

Netflix est devenu une force créative majeure dans l’industrie du divertissement en Corée du Sud. La société a investi massivement dans des séries originales sud-coréennes comme “Squid Game”, qui reste la série la plus regardée sur la plateforme. Cette présence majeure a complètement transformé l’industrie du divertissement sud-coréenne, amenant des budgets importants et attirant des acteurs, des écrivains et des réalisateurs de renom. Même les grandes chaînes de télévision coréennes se retrouvent parfois subordonnées à Netflix, en tant que fournisseurs externes de contenu. La renommée mondiale de Netflix donne aux acteurs, écrivains et réalisateurs une occasion unique de briller, mais certains estiment que l’entreprise ne répartit pas équitablement ses budgets de production, ce qui laisse de nombreux acteurs de soutien avec des salaires stagnants ou en baisse.

Partie 4 : Les défis rencontrés par les acteurs travaillant avec Netflix
Sous-titre : Les problèmes de rémunération et de conditions de travail

La transition de Netflix vers le streaming a été une véritable aubaine pour les acteurs de renom, qui négocient leurs propres contrats et ne reçoivent généralement pas de redevances. Cependant, les acteurs de soutien ne bénéficient ni de redevances ni de primes et reçoivent des taux par épisode qui commencent à environ 300 dollars, bien en dessous des tarifs pratiqués sur les réseaux de télévision coréens. De plus, les tournages des séries originales Netflix sont souvent plus longs et plus exigeants que ceux des émissions télévisées sud-coréennes, sans compensation supplémentaire significative pour les acteurs de soutien. Certains acteurs se plaignent également de devoir effectuer de nombreux tournages pour un seul épisode, sans couverture pour les frais de repas, de transport ou d’hébergement. Dans l’ensemble, le syndicat des acteurs estime que les acteurs de soutien sont non seulement mal rémunérés, mais sont également confrontés à des conditions de travail difficiles.

Conclusion :
La lutte des acteurs sud-coréens pour une rémunération équitable de la part de Netflix met en lumière les problèmes de communication entre l’entreprise et les professionnels locaux du secteur du divertissement. Malgré les avantages que Netflix a apportés à l’industrie sud-coréenne, les acteurs de soutien estiment qu’ils sont laissés pour compte et demandent une meilleure répartition des budgets de production. La façon dont Netflix gérera ce conflit influencera sans aucun doute l’avenir de ses relations avec les acteurs sud-coréens et pourrait avoir un impact sur le paysage du divertissement en Corée du Sud.

Source : www.latimes.com

Avatar photo

Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.